Hollande peut sauver le président

Publié le par l' oursin

C’est la question que se pose l’ensemble du monde politique français. François Hollande pourra-t-il tenir quatre ans encore ?
Si cela continue comme cela, pour les analystes, Hollande ne tiendra pas quatre ans. Et, pourtant, personne ne peut le faire partir. Le président le sait.
Il envisage donc un remaniement avec, peut-être, une ouverture au centre ou l’arrivée d’une personnalité de poids. Cependant, cela risque de ne pas être suffisant pour éviter une déroute électorale aux municipales.
Dans ce cas, il ne resterait plus que la solution de la  dissolution. François Hollande envisage cette hypothèse avec sérénité. Il croit encore qu’il va bénéficier, en fait, d’un retournement de cycle et, qu’avant les municipales, la conjoncture va jouer en sa faveur. Il pourrait ainsi se sauver en même temps que le PS.
Dans le cas contraire, il a déjà préparé l’alternative : la cohabitation. Et, pour lui, ce n’est certes pas l’alternative du pire. En effet, le fait que l’on vote, actuellement, en même temps pour le président et pour les députés, empêche cette exception  française : la cohabitation qui reviendrait avec la dissolution.
Le président est à gauche et  l’assemblée à droite ou vice-versa, peu importe. On notera cependant que, chaque fois, ce système, qui conduit à l’impuissance, a permis au président de se refaire une popularité.
La cohabitation ce n’est pas le cauchemar de l’Elysée ni de Matignon, c’est le cauchemar du parti au pouvoir et donc du PS.
Donc Hollande peut tenir encore quatre ans, soit que les choses s’arrangent, soit que la cohabitation s’impose.
Finalement ce serait pour lui la meilleure chose, le retour prématuré de la droite aux affaires plomberait les perspectives du futur candidat à la présidence. Le cauchemar du parti socialiste est aussi celui de Copé, de Fillon et on ne parle pas de Sarkozy.
Finalement, de Harlem Désir à Sarkozy, tout le monde a intérêt qu’il tienne. Tout le monde, sauf les Français. Mais c’est le président qui a les cartes en mains : remaniement-dissolution.
On serait lui, on n’hésiterait pas, la cohabitation est la solution pour éviter un échec personnel, quitte a sacrifier le parti et le socialisme, qui a déjà été abandonné.
 Hollande n’hésiterait pas. Reste que le parti n’a aucun désir de se sacrifier pour le président.
La donne est bien plus compliquée que celle que parait révéler les sondages.
Cette hypothèse de la dissolution fait son chemin et le président pourrait s’en servir pour tenir comme arme de dissuasion, mais y a-t-il vraiment intérêt ?
 
                                                                                                                                                                                                             Médusa

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