Mort aux Boches !

Publié le par l' oursin

Ah ! Oui, va falloir agir et sérieusement car il n’est plus possible de laisser faire ainsi la Merkel qui est bien dans la tradition d’un Bismark, voire un peu héritière d’Adolf, bien qu’elle s’en défende énergiquement. C’est plus simple que ça, elle a, comme tous ses compatriotes, l’autoritarisme dans le sang, accompagné du maniement de la schlague si elle ne se sent pas écoutée, obéit, le petit doigt sur la couture du pantalon ou de la jupe. Ainsi sont les Boches et on ne les changera jamais, c’est dans leurs gènes, les misérables. 

Sarkozy l’avait un peu ramenée à la raison ou, du moins, à plus de modération en la bisouillant, à chaque rencontre, comme du bon pain. Le nouveau président s’y est essayé à son tour, mais, apparemment avec moins de succès. Il devrait demander conseil à Valérie ou à son ex, car il n’y a pas comme les femmes pour savoir ça.

Il en résulte que le danger allemand est toujours là, prégnant, menaçant. Heureusement, notre nouveau président et son gouvernement paraissent s’en être aperçus, qui le dénoncent, tout en prenant des précautions oratoires propres à la diplomatie, à seule fin de ne pas trop brusquer les choses.

Heureusement, il y a Bruxelles, c’est-à-dire l’Europe supra-nationale pour calmer le jeu, sinon... Sinon, rien n’est assuré, et la mobilisation « qui n’est pas la guerre », comme disait l’autre, pourrait être déclarée. Et notre vaillante armée - qui compte, selon de jeunes officiers cafteurs, 5500 généraux bons pour la retraite, mais versés en deuxième section, payés plein pot - serait prête à donner une leçon à ces éternels chercheurs de querelle. Rappelez vous la dépêche d’Ems (un peu trafiquée tout de même). Ce serait maintenant plus facile qu’en 40, car il semble que la Bundeswehr soit moins combative que sa devancière la Wehrmacht. Parmi les plus disposés à mettre la baïonnette au canon, Jean-Luc Mélanchon. On attend qu’il donne l’exemple et qu’à défaut de bandes molletières, il enfile ses rangers. Il est suivi de près par Marine Le Pen, que nous avons écoutée, l’autre jour, lors de son rassemblement sur la place de l’opéra. Elle a fustigé d’importance François Hollande qui fait trop de concessions à Angela et, bien entendu, à son peuple, éternel revenchard, et mal guéri du nazisme. Mais les chasseurs de celui-ci veillent au grain, qui viennent d’envoyer, devant les tribunaux, trois sous-fifres de gardiens de camps, bientôt centenaires. Pas  de quartier, à fusiller !

Afin de mettre, par avance, du cœur au ventre de « son » peuple, la présidente du FN new-look n’a pas hésité à évoquer les grands ancêtres, les soldats de l’An II, de Valmy, les poilus de 14-18 (de vrais héros, eux) et les Résistants, sans préciser, ce qui aurait été tout de même utile, s’ils l’étaient des les premiers jours de l’Occupation ou du 15 août 44. Elle a évoqué « la nuit des affaires, le délitement de la morale publique, du mensonge aux Français ». « De toutes origines », a-t-elle martelé. Tiens donc, reconnaitrait-elle ainsi que la France est diverse et variée ? Voilà qui est  nouveau. De toute façon, elle a un truc pour en faire des descendants de Gaulois puisque nous l’avons entendu dire à de jeunes immigrés : « Prenez des prénoms français, si vous voulez vous intégrer. », rejoignant une sous-ministre, dont le nom nous échappe, qui, aux mêmes, conseillait, pour être parfaitement assimilés : « Mettez la visière de vos casquettes à l’endroit ! » Et des bérets basques, une baguette sous le bras, ne serait-ce pas plus probant ? 

Quant à d’autres, qui voient le mal dans leur appartenance à l’islam, ils les enjoignent à adopter le christianisme. Bien vu, et au diable la loi du sang qui régit le caractère intrinsèque de l’individu, lorsqu’ils auront été aspergés d’eau bénite, on les verra certainement métamorphosés en moines cisterciens. 

De toute manière, pour régler tout ça, une seule et vraie solution : la démocratie, les valeurs de la république, la laïcité, le respect de tous les cultes. Bravo, mais pourquoi, dès lors, interdire le port du voile aux musulmanes (l’interdit-on aux bonnes sœurs ?), le turban aux Sikhs, la chéchia aux Africains, la kippa aux Juifs (essayez un peu pour voir). Même chose pour les institutions religieuses : Bien, les collèges cathos, parfait les écoles coraniques, bouddhiques, juives, etc. Puisque la diversité est à l’ordre du jour, que les politiques l’imposent, que les médias nous la débitent à longueur de colonnes, d’images et d’ondes, pourquoi des restriction ? 

Retour à notre chère Marine qui a, la brave petite, le vent en poupe, où il est annoncé que si les élections avaient lieu tout prochainement, elle se qualifierait, facile, pour le second tour de la présidentielle, ce qui nous rappellerait, bien sûr, 2002 quand le papa Jean-Marie s’est retrouvé face à face avec Chirac. Vivement qu’on voit cela, mais il est à craindre nonobstant que l’on doive patienter encore quatre ans, sauf accident de parcours de l’actuel résident du palais élyséen.

« Nous sommes la lumière de l’espoir », a-t-elle encore envoyé du haut de la tribune. (A l’élection de François Mitterrand, en 81, Jack Lang n’avait-il pas lancé, lui : « Nous voici passés de l’ombre à la lumière. ») Eh oui, c’est comme ça que les beaux esprits se rencontrent ! Vive donc notre nouvelle bergère qui veut bouter, comme l’autre l’Anglais du royaume, l’étranger de l’Hexagone, afin de sauver, grâce à « une nouvelle voix » (un des thèmes fort de ses affiches), la « Fraaance éternelle ».

Ah, les Teutons ! J’ai failli les oublier. Un tort car, pas de doute, ils sont encore là, les lascars, qui nous narguent, qui nous font des pieds-de-nez en nous donnant des leçons sur l’art et la manière de faire des économies et de relancer notre industrie en souffrance. Ce n’est plus avec des blindés qu’ils veulent à nouveau nous imposer leur loi, nous mettre sous la botte, ces indécrottables, mais avec leurs VW, BMV, leurs Audit, leurs Mercedes. Et plus de Ligne Maginot pour les empêcher de passer. Toutefois, vicelards comme pas un, ils en avaient fait le tour !

Alors Achtung ! Plus que jamais, oui, mort aux Boches !

 

                                                                                                                     L’oursin

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