Ainsi parlait Dominique Venner

Publié le par l' oursin

« Histoire et tradition des Européens »; « Pour savoir d’où nous venons et qui nous sommes. »; « Le siècle de 14 » pour comprendre ce qui nous arrive; « Le blanc soleil des vaincus » pour approcher le sens de l’histoire; « Cœur rebelle » pour savoir qui il était.

Il est temps de lire, relire et, surtout, de faire lire Dominique Venner pour que son sacrifice ne soit pas inutile. 

Ce païen s’est tué dans le chœur d’une cathédrale, symbole du génie français du christianisme. Un syncrétisme final dans le sacrifice. Il s’est tué, car il n’acceptait pas la déchéance. La défaite oui, le renoncement jamais ! Il n’acceptait  pas la sienne, de déchéance, bien sûr, liée à la maladie et à l’âge. Mais, surtout, il n’acceptait pas celle de son pays et d’une civilisation, celle de l’européenne et de l’homme blanc. Il désespérait, lui, le druide des forêts, de prêcher dans le désert. Il ne croyait plus vraiment en un sursaut et à une reconquête des valeurs.

Ramener le suicide de Dominique Venner à une protestation contre le mariage des homosexuels est une stupidité digne de nos médias. Pour lui cela symbolisait une dérive, une descente, un renoncement et une acceptation. Acceptation d’un changement de société en contradiction totale avec les fondements historiques d’une civilisation.

C’est ainsi que, lui, qui voulait réveiller contre l’islamisation de la France et le grand remplacement ethnique, se trouvait solidaire des religions monothéistes qu’il n’aimait guère, contre ce mariage gay.

Il avait quitté le combat politique pour la guerre des idées, il y a bien longtemps. Un choix que certains lui ont toujours reproché. Il laisse une œuvre considérable et une revue, « La Nouvelle revue d’Histoire ». C’est l’héritage qu’il transmet. Ce n’est pas rien.

Tous ses livres sont des livres d’histoire qui nous parlent de politique, de notre présent et, surtout, de notre avenir - si nous avons encore un avenir, ce dont, avec lui, il est permis de douter.

Un jour, il expliquait, dans un débat auquel j’ai assisté, certains engagements de jeunes militants nationalistes pour l’Algérie française. Pour lui, la guerre d’Algérie n’était pas une guerre coloniale, mais une guerre du destin, une bataille de l’avant pour éviter celles qui nous menacent aujourd’hui.

Il était persuadé que le refus, exprimé par vote, du peuple français d’assumer le coût de cette guerre, était le signe que ce peuple avait accepté, pour sa tranquillité, de « sortir de l’histoire ». Illusion fatale et mortelle.

Je suis convaincu, aujourd’hui, qu’il avait raison. Nous payons et nous paierons au prix fort et, peut être, même définitif, celui de notre disparition, ce qui fut un abandon. Un abandon de nous-mêmes et de ce que nous nous devions, au nom de notre histoire.

Notre Zoroastre n’a cessé de le clamer. Puisse-t-il enfin être entendu avant qu’il ne soit trop tard…

N’est-il pas déjà trop tard, Dominique ?

Médusa

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