Une France contre la république « folle »

Publié le par l' oursin

Notre république est de plus en plus fondée sur des valeurs qui ne sont plus celles qui ont permis les civilisations. L’individu est divinisé et ses  désirs sacralisés. L’humanisme se retourne contre l’homme.

La prise de conscience de la dérive mortifère est cependant révélée par l’ampleur de la mobilisation et de la résistance contre le mariage gay.

La démocratie, c’est bien la tyrannie des préférences individuelles. Il ne s’agit pas simplement, en effet, de reconnaître aux homos de vivre, entre adultes consentants, une sexualité dont on pouvait, par ailleurs (avant que ce ne soit interdit par la loi), penser ce que l’on veut. Il s’agit d’ériger sa petite préférence sexuelle minoritaire en norme pour tous. On confond volontairement son chemin vers l’orgasme avec le combat pour la dignité de l’humanité toute entière.

C’est une dérive de la démocratie, où l’individu est sublimé dans ses aspirations du moment par rapport à la collectivité, dont il est l’héritier et le responsable. Nous sommes bien au-delà du nombrilisme. On  admire maintenant bien plus bas que son nombril.

Il y a toujours eu des homosexuels. Achille, Alexandre le grand, César, Lawrence d’Arabie, Lyautey ou Frédéric II. II prouvent que certaines tendances pouvaient être assumées dans une vie virile et dévouée à une cause dépassant ses goûts privés particuliers. Les homosexuels d’aujourd’hui, qui se rangent dans le camp des victimes et de la fierté des réprimés, l’ont oublié et se référent, à la fureur souvent d’autres déportés, aux persécutions de la dernière guerre, pour rendre leurs revendications taboues. Leurs revendications ont changé de nature.

Il y a cependant des homosexuels partout : à gauche, au centre, à droite et à l’extrême droite; ils sont acceptés depuis longtemps quand, bien sûr, ils n’en font pas trop. Jean-Marie Le Pen, par exemple, a toujours eu des amis homos (ndlr : on l’a entendu dire : « Je les accepte aussi longtemps qu’ils ne me mettent pas la main à la braguette. » Ce qu’il ne supporte pas, ce sont les « folles ».

Il est bien évident que l’homosexualité est parfois réprimée avec violence, et pas seulement dans des régimes autoritaires : dans certains Etats américains ou dans le monde arabo-musulman, pour ne prendre que quelques exemples.

Les choses n’évoluent pas partout, loin s’en faut. Ce qu’il y a, cependant, de nouveau et d’inadmissible, au-delà des provocations de « folles exhibitionnistes », c’est la volonté, non pas de tolérer, d’admettre ou d’approuver, mais de transformer le droit au profit d’une minorité. Nulle part, jamais l’homosexualité n’a été intégrée dans la législation au niveau de la famille traditionnelle. Aujourd’hui, cette étape supplémentaire change tout et, notamment, la famille et les enfants, fondement des sociétés, tout comme la différenciation homme femme, règle de la nature.

La minorité d’une minorité veut imposer sa loi à l’immense majorité des citoyens. Il y a subversion du pacte social. C’est très dangereux car cela va continuer dans un  négationnisme des sexes. On est en train de changer de société par la volonté de quelques-uns dans un monde occidental ayant perdu ses repères. Et cela n’est possible que parce que notre république est devenue folle.

Cela n’a jamais été. Les anciens dieux toléraient parfois. Les grandes religions du Livre ne l’ont, elles, jamais accepté et ne peuvent l’accepter, sauf à renier leur enseignement.

Car le dieu des juifs, des chrétiens et des musulmans, n’est peut-être pas homophobe, mais, s’il avait trouvé tout cela normal ou même acceptable, pourquoi aurait-il détruit Sodome et Gomorrhe ?

 

Médusa

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article