Pourquoi ça devrait péter et pourquoi ça ne pète pas

Publié le par l' oursin

 

Mais quand cela va-t-il péter ? Il s’agit de la France et de l’Europe, où la montée des mécontentements n’a pas encore débouché sur une véritable explosion sociale. Ce qui laisse perplexe. Cela intrigue. 

On compare parfois avec les printemps arabes : rejet de la classe politique, dénonciation  de la corruption et du fossé entre les riches et les autres, absence de perspectives.

La différence est finalement entre des populations qui n’ont rien et donc pas grand-chose à perdre et des populations qui s’accrochent à des acquis menacés et peaux de chagrin. On n’aurait donc pas encore atteint le fond du fond. Mais les Grecs si. 

Et, pourtant, où est la révolution, la vraie ? La paupérisation n’est pas la vraie misère. Mais le ressenti de la paupérisation à un certain  stade, peut s’assimiler à une révolte face à un danger de misère. Cela nous guette. 

Mais il est vrai aussi que notre jeunesse n’a pas le désespoir de celle des pays arabes et que ceux qui l’ont parfois - Arabes d’ailleurs ou Africains - se contentent souvent, chez nous, des trafics et des assistances sociales. Cependant, il y a des signes autour de la fameuse formule d’Antoine de Rivarol : « Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir ». L'élection italienne, vote populiste contre le système et pays bloqué menacent à nouveau la zone euro. Les banques s’affolent de nouveau et les bourses redeviennent volatiles.

Incertitude politique en Italie, prévisions conjoncturelles moroses pour 2013 et 2014, tensions renouvelées entre le Royaume-Uni et Bruxelles, et nouvelles inquiétudes sur les marchés financiers. Décidément, l’Europe va mal, et il n’y a plus que François Hollande pour croire que la crise est derrière nous et que la guerre est gagnée au Mali.

Si l’incertitude politique à Rome se prolonge, les conséquences se feront sentir dans tout le continent. Les taux d’emprunt des obligations italiennes, mais aussi des autres pays en difficulté (Espagne, Portugal), remontent déjà, ce qui met à mal leur capacité d’honorer leurs engagements financiers. « Si l’Italie, la troisième économie européenne, devenait insolvable, l’Europe n’aurait pas de mécanisme adéquat pour y faire face », explique un analyste.

Alors, il faudrait un sauveur. Il y pense Nicolas, il est de plus en plus persuadé qu’il est de nouveau une «  Valeur(s) Actuelle » (du nom de l’hebdo qui a fait son interview et que, face à Fillon, Copé et les autres, il fait figure de Titan.

Mais, irait-il jusqu’à l’indispensable rupture avec un système dont il est la cuisse droite ? Il ne peut pas. Seule Marine Le Pen le veut; en tout cas, elle le dit. Mais faut-il la croire, et le peut-elle ? 

C’est une autre histoire !

Médusa

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