Oursinado

Publié le par l' oursin

Bravo président, bis ! « Bonne fête à toutes » c’est le message du Racing club de Toulon pour la Journée de la femme, lors du match contre Biarritz, apparu sur les panneaux d’affichage. La chose serait passée inaperçue si elle n’était accolée à un portrait de Dominique Strauss-Kahn, l’homme qu’on ne présente plus depuis une “romantique” histoire d’amour  dans un Sofitel de New-York. C’est dû à l’initiative du président du club Mourad Boudjellal. Dans une interview à La Provence, il assume la provocation et rejette les critiques qui accompagnent cette « opération de communication », précisant « je voulais choquer les cons ! ». Voilà qui est fait, félicitations, président, et continuez ! 

 

Grave question - Savoir si le maire de Fréjus Elie Brun se représentera l’année prochaine. Un coup il dit oui, un coup, il dit non. Ce qui permet à Var-Matin de s’amuser un brin. Hardiment, le 22 février, il titre, sur cinq colonnes, en page locale, à son propos : « Tout et son contraire en cinq semaines. » Et  d’énumérer le nombre de réunions qui se suivent et qui ne se ressemblent pas, auxquelles les journalistes du canard sont invités. On suppose qu’ils rient sous cape après les valses hésitations de Monsieur le maire. Ils ont invité leurs lecteurs à dire ce qu’ils en pensaient. Les paris sont ouverts, mais qui veut encore jouer ? 

 

Ça se bouscule -  Ce ne sont pas les candidats qui manquent. Par exemple la petite Elsa Di Méo, socialo, qui, à chaque séance du conseil municipal, engage les joutes (verbales) avec  “son” maire. Elle se fait rabrouer, mais elle ne se décourage jamais. Conseillère régionale déjà, ce qui n’est pas mal, elle pense que le fauteuil majoral lui siérait mieux. On ne voudrait pas la décourager, mais il semble que l’avènement n’est pas encore venu. Malheureusement pour cette brave fille, la politique nationale, sur laquelle elle voudrait bien s’appuyer, ne l’aide pas beaucoup, en ce moment. Jeunette, elle peut encore espérer des jours meilleurs dans l’avenir.

 

Encore un bleu - David Rachline en veut terrible, comme dirait Johnny. Déjà conseiller régional et élu municipal, l’ambitieux jeunot vise maintenant le fauteuil de maire. Il veut y croire et colle des affiches à tout-va pour faire entendre « Une autre voix », celle de sa marraine nationale, la fifille à Jean-Marie, qui fait tout, en effet,  pour se démarquer des idées dites “nauséabondes” du papa. Ça lui colle à la peau, bien qu’elle cherche à s’en débarrasser avec l’aide de l’énarque Florient Philippot, élevé au grade de vice-président du mouvement. Ce qui est loin de plaire à tout le monde, notamment en Lorraine, où il s’est parachuté, entrainant la démission de quelques militants locaux de longue date. 

 

Promesse d’avenir - A côté Saint-Raphaël. Là on parle encore FN avec un tout nouveau aussi pour les municipales : Nicolas Melnikowicz, Raphaélois de naissance, 29 ans. informaticien. Lors de sa réunion de présentation en février, il a critiqué la gestion de la ville par Georges Ginesta, occupant du fauteuil depuis 1995, et qui n’a pas l’intention de le quitter. Melnico, comme on l’appelle familièrement, ne se fait pas d’illusions sur ses chances, en 2014. Il table plutôt sur 2020 (il n’aura que 35 printemps et Ginesta 80 automnes), mais s’il entre au conseil municipal avec des amis, ce ne sera pas pour faire tapisserie, a-t-il prévenu. On voudra voir ça.

 

 Envoyez les euros !- il évalue la dette publique à 60 millions d’euros, soit 1.130 € par  habitant, une paille ! Et des “constructions démesurées”, comme Le Lido, rue Victor Hugo, cet immeuble « qui agresse la vue », et le futur nouveau-vieux-port (en plein chantier) qui doit coûter 35 millions d’euros aux contribuables du coin. « Pour le seul but, souligne-t-il méchamment, d’accueillir les yachts des amis de M. Ginesta. » Où va-t-il chercher ça, ne sait-il pas que M. Ginesta est un gros modeste qui ne fréquente que le monde ouvrier ? 

 

Sanary. Ici, à l’ouest du département, on ne veut pas faire venir des paquebots de luxe, on se contente, avec succès, des pointus, ces barques de pêche typiquement provençales qui font la fierté des gens du pays et l’admiration des touristes. Il y en a 88, dont environ 40 classés “ Bâtiments d’intérêt patrimonial (BIP)”, et trois centenaires, ce qui constitue la plus importante association de la Méditerranée.

 

Pointu perdu - il en restait, un, à Saint-Raphaël, un authentique qui trônait sur la pelouse, face au port. Un beau jour, il a disparu : c’était au début du mandat de Ginesta, en 1995. Ce bateau avait été installé là par le prédécesseur Charly Omédé, ce qui devait offenser la vue du nouveau. Alors exit le malheureux pointu. De même que la gloriette de la place Pierre Coullet, puis, pour faire bon poids, les portraits des anciens maires du pays dans le hall de l’hôtel de ville. Les citoyens devront sans doute savoir qu’il n’y aura eu qu’un maire, ici, un seul et un vrai, Ginesta !

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