Oursinado

Publié le par l' oursin

Question Gay - Var-Matin (26/11/12) ne pouvait, compte tenu de l’importance de la question, manquer d’aller demander l’avis des politiques du coin sur le mariage des “gays”, que le petit peuple frondeur appellait jadis “pédés” et “gouines”, plus grecquement - ça tombe bien - nommé aujourd’hui « homos » Voici quelques petits commentaires inspirés par cette quête :

Contre - Le président départemental de l’UMP, Georges Ginesta, député-maire de Saint-Raphaël, est contre sans ambiguité. Il le dit avec véhémence, presque avec colère. Holà, pourtant la franc-maçonnerie, à laquelle, il appartient est pour. Son voisin, le maire de Fréjus, Elie Brun le suit dans cette voie, « Ce projet est une véritable honte. », a-t-il lancé. Toutefois, comme le personnage est  versatile - on l’a vu pour les corridas dans les arènes de sa ville -, il n’est pas du tout sûr qu’il s’y tienne toujours.

Ni oui ni non - Luc Jousse, maire de Roquebrune-sur-Argens, n’est pas « foncièrement contre ». Qu’est-ce que ça signifie précisément ? Qu’éventuellement, ma foi, il pourrait unir un couple homo ? Cela dépendra peut-être de son humeur du moment. Bref, pas très clair. Liliane Boyer, du Muy : « Je serai un bon soldat », jure-t-elle. Autrement dit, petit doigt sur la couture de la jupe, elle obéira. Paul Boudoube, maire de Puget-sur-Argens, parait gêné par la question. « A priori, je n’ai rien contre, il faut savoir évoluer avec la société qui bouge en permanence. » A priori, mais a posteriori ? Allez savoir, en effet. Mais si la société refusait de bouger, hein, quoi faire ?

Disciplinés - Maire de Bagnols-en-Forêt, Michel Tosan, respectera le code civil. On comprend que si ce fameux texte est adopté (il l’est), en bon républicain, il officiera et mariera -  séparément - ces messieurs-dames, sans état d’âme. Ah ! le brave homme. Son collègue des Adrets-de-l’Estérel, Nello Broglio, est sur la même longueur d’onde : « En tant qu’élu, je ferai qu’appliquer la loi et, si un samedi, un couple homosexuel voulait s’unir, je procéderai à ce mariage sans aucun problème. » En conclusion, sur les sept maires de l’est-varois, il n’y en a que deux qui sont contre. Démocratiquement, ils sont battus.

Confessé - Appelé à confesse, l’évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, Mgr Rey est contre. On s’en serait douté. Saura-t-il, le cas échéant, pardonner à ses ouailles - sus-cités - de ce qu’il considére certainement comme un très, très vilain péché ?

Caisse vide - Nous l’annoncions dernièrement : Plus rien - ou plus grand-chose - ne va à la Mairie de Fréjus, du moins dans sa trésorerie, bien malade, si ce n’est à l’agonie. Pour que Var-Matin (5//11) le dise, c’est qu’il doit y avoir du vrai là-dedans. Le quotidien titre en effet, en page régionale : « Finances : le mauvais classement de Fréjus, la sixième ville la plus endettée de France » Il a relevé ça dans le Journal du Net. Mais il prévient, sans doute pour se faire pardonner de sa curiosité (malsaine) que « le mode de calcul peut-être sujet à débat » Et il l’est, en tout ca, par le conseiller d’opposition PS Stéphane Poinat, observant que l’augmentation a été de « 54,57% entre 2010 et 2011 » Pas mal en un an ! Et d’enfoncer méchamment le clou : « La situation est tellement catastrophique que la préfecture menace la Ville d’une mise sous tutelle. » A un an et demi des prochaines municipales auxquelles le maire Elie Brun claironne qu’il y sera pour la troisième fois, va falloir redresser la barre, et sérieusement.

Dur ! dur ! - Pour y parvenir tout doit faire mouche. C’est ainsi qu’il aurait commencé par “sucrer” les heures “sups” des employés de la mairie de la catégorie « C », les balayeurs, le service des fêtes, le cadre de vie avec leurs astreintes, les flicaillons municipaux (une demi-douzaine d’entre-eux serait sur le point de migrer vers d’autres communes ou changer de service); bref les petits, les obscurs, les sans grades, sans toucher aux cadres supéreurs, parfois déjà retraités d’un autre service. Comme disait un jour un financier ministre à qui l’on reprochait de vouloir taxer les pauvres : « Oui, bien sûr, ils ne sont pas riches, mais ce sont les plus nombreux. » Imparable !

Braderie municipale - Alors, faut-il croire à cette histoire “abracabrandesque” selon laquelle la Ville aurait acheté des Citroëns DSS pour les offrir aux footeux méritants de l’ESF ? L’opération ayant fuitée, on s’est empressé de raconter que le montant du prix de ces bagnoles serait déduit de leur fiche de paie. Une idée : Pourquoi la Ville ne ferait pas appel comme le Carlton et le PSG au Qatar pour ouvrir un fonds de solidarité afin de lui venir en aide ? Il y aurait aussi peut-être les arènes romaines toute rafistolées en béton à lui proposer. Ou alors, ultime solution, organiser un vide-grenier où serait mis en vente la totalité du mobilier (télés, ordis, frigos, théières, tasses, petites cuillères, lits clic-clac, plaids, etc.)

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