Oursinado

Publié le par l' oursin

Un emmerdeur - Marine Le Pen a fait un très bon score à la présidentielle mais à quel prix ? Celui du renoncement à ce qui faisait la force du FN naguère, c’est-à-dire des prises de position fermes vis-à-vis du Système. Il semblerait donc que la  “ dédiabolisation  ”  ça paye, et qu’elle va  la poursuivre. Ce qui plait à tous ceux qui trouvaient les propos du “ vieux” déjantéss; ce qu’ils étaient certes par rapport au langage sooft de mise maintenant. Il parait qu’au sein du FN, il est placé sous « vigilance orange » de crainte qu’un “ dérapage ”, dont il est coutumier, ne se produise, qui pourrait gêner la petite ambitieuse. Dernièrement, il a encore fait des siennes en parlant de Brasillach ( journaliste collaborationniste fusillé en 45 ). ce qui a ravi la vieille garde frontiste mais affolé les louveteaux, dont évidemment leur cheftaine. Selon l’Express, il aurait confié : « Le seul fait que je sois vivant les emmerde. Parce qu’ils pensent que tant que je suis là, il y a des choses qu’ils ne peuvent pas faire. Je serais donc un gêneur. »

Changement d’enseigne - Marine tient à le dire : « Le FN  n’est plus un parti d’extrême droite  ». Bon, c’est quoi, alors ? Le titre, elle l’a  trouvé, ce sera  « Le rassemblemnt Bleu Marine  ». C’est vraiment une grosse modeste, la petite. Tout ça pour bien lancer urbi et orbi, le répéter plutôt car il y a un moment que l’annonce a été faite que c’est, aujourd’hui, effectivement, un parti comme les autres. Pas de quoi donc faire peur aux bourgeois qui vont, ce qu’ils ont commencé à faire lors de la présidentielle, c’est-à-dire à pousser la fifille sur la voie de la normalité. Comme le nouveau président, quoi ! Eh oui, la Marinette a parfaitement compris la mentalité française : pas de vagues. Allez, elle va faire son chemin dans le politiquement correct et réussir à décrocher, un jour ou l’autre, un strapontin ministériel. Elle a un grand exemple, de l’autre côté des Alpes, Gianfranco Fini qui a renié toutes ses idées de jeunesse au MSI ( parti post-fasciste)  pour faire carrière.

Nouvelle Jeanne d’Arc - C’est vers les législatives que notre normalisée de choc porte ses espérances, maintenant, afin de valider son succès à la présidentielle par de nombreux élus à l’Assemblée nationale, le 18 juin ( date d’un appel historique ), et peser sur la politique du pays. « Le combat de la France commence » a-t-elle lancé. C’est donc vrai qu’elle se prend pour une nouvelle Jeanne d’Arc ( pas pucelle en tout cas, qui a trois beaux enfants). C’est pour ça qu’elle souhaitait la victoire de Hollande, et a encouragé à voter pour lui afin de pouvoir se proclamer « Fer de lance de l’opposition au socialisme ». Le drame c’est qu’elle n’est pas la seule. Comme elle ne doute de rien, elle est persuadée que l’on va se rallier à son panache bleu, chez l’UMP. Or, il ne semble pas que ça en prenne le chemin, le patron du machin, Jean-François Copé, a dit niet, l’insolent. Ne serait-ce pas parce qu’il vise, d’ores et déjà, la présidentielle de 2017 ? Il va y avoir peut-être des dissidents dans son camp, mais accepteront-ils de faire allégeance à la nouvelle présidente normalisée de l’ex-FN ?

Voyeur - Echo emprunté au « Canard enchainé » (16/5/12), rapportant les propos de Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, sur le départ, devant une demi-douzaine de journalistes : « On ne comprend pas les hommes politiques si on  ne connait pas leur sexualité. Villepin, s’il se trouve avec une pute dans sa chambre d’hôtel, il ne la baise pas. Fillon, lui, non seulement il ne la baise pas, mais il ne bande pas. Tiens, comment il sait ça, Le Maire ? Il avait l’oeil collé eu trou de la serrure ou était-il carrément invité ?

Futurs maquisards - La région PACA a su résister à la vague rose, appelée, par certains, carrément rouge, prêts à ressortir la faucille et le marteau et même l’homme au couteau entre les dents. Les plus ardents sont Gaudin à Marseille qui roule des mécaniques tant et plus et, à l’est, Estrosi, flanqué d’Eric Ciotti - l’air aussi éveillé l’un que l’autre - et, bondissant juste à côté, à Antibes, le député Lionel Luca qui, avec son collègue du Vaucluse, Mariani, ont fondé la Droite populaire, un machin qui prétend en remontrer en extravagances à Marine Le Pen et aux Identitaires. Leur héro Sarko, ayant mordu la poussière, ils veulent continuer le combat. Iront-ils jusqu’à prendre le maquis et faire du massif de Mercantour un nouvseau plateau des Glières ? En attendant, ils fourbissent leurs armes pour les législatives de juin afin de montrer qu’ils sont là, prêts à partir à la Reconquista. C’est y pas beau, la foi ?

Citadelle varoise - Le Var s’est montré, lui aussi, fidèle à Sarko, ce qui n’étonnera personne, le département étant, de longue date, acquis à la droite molle, avec tout de même un bon score à MLP qui va avoir des candidats dans toutes les circonscriptions, dont Toulon, jadis tombé dans l’escarcelle du FN, le vrai. C’est un fief à Falco aujourd’hui qui en est le maire et qui ne veut pas, pensez un peu, lâcher le morceau. Les circoncriptions à côté entendent suivre son exemple, comme la cinquième à l’extrêmité est, Fréjus-Saint-Raphaël, où trône Georges Ginesta, président - en alternance avec son pote Elie Brun, maire de Fréjus - de la Communauté d’agglomération. Ginesta escompte bien retrouver son siège à l’assemblée nationale, pour mener la lutte contre la nouvelle équipe “ rouge vif ”  afin de glacer le sang des bourges du coin. Et ça devrait marcher.

Jeune Turc - David Rachline, conseiller municipal à Fréjus, est balancé par Marine dans les pattes de Ginesta. Candidat aux dernières cantonales, il a fait trembler le conseiller sortant, Elie Brun soi-même, le forçant à un second tour. Ce sera sûrement une autre paire de manches avec Ginesta, président de l’UMP varois, qui n’a pas apprécié les propos de Rachline dans une interview à Var-Matin, qui a osé dire qu’il ne fait rien à l’Assemblée nationale. Puis, il a aggravé singulièrement son cas en lançant : « Place aux jeunes ! » Certes, il ne l’a pas traité de “ vieux con ” , mais c’est un peu comme ça que ça été interprèté. Alors, pensez si Ginesta a apprécié qui a rétorqué que le jeunot, à 24 ans, n’a encore jamais travaillé, sinon que d’être bien dans les petits papiers de la présidente. Façon de dire qu’il est à la remorque, quoi !

Conseil et menaces - Dans une nouvelle interview à VM ( 22 mai ), Ginesta repasse le plat : « A 24 ans, il n’a pas encore travaillé, et il ferait mieux de trouver un métier plutôt que de vivre des cotisations des militants. Son seul mérite est d’avoir un lien avec la famille Le Pen; il n’a rien  prouvé. » Que si, sa volonté d’en découdre avec le sortant qu’il aimerait bien voir sorti. Rude tâche,mais pourquoi ne pas essayer, aux audacieux la chance peut sourire. Ginesta a un autre adversaire : Philippe Michel, ancien directeur de cabinet de François Léotard qui tente, lui aussi, de trouver une place au soleil... politique. Il a tenté le coup a plusieurs reprises, mais en vain jusqu’à présent. Et Ginesta, charitable, de prévenir : « S’il se présente (Michel) aux législatives pour mieux préparer les municipales de Fréjus ( en 2014 ),  je soutiendrai l’équipe en  place. »  Ah,mais !

Sortez les vieux ! - Après lecture de ce que son adversaire raconte sur lui, Rachline, invité à nouveau à s’exprimer, remet le couvert : « Je joue la carte de la proximité, face à des élus locaux complètement déconnectés de la réalité. Je n’ai jamais vu le candidat sortant, ne serait-ce que sur un marché. » Ben, c’est peut-être par timidité. Et sur Michel : « Ils appartiennent tous les deux à une caste politique qui a fait son temps,  je représente un élan nouveau et promets une rupture totale avec tous ce qu’ils proposent » Et de s’en prendre encore à ce pauvre Ginesta : « Quels sont les convictions du sortant, lui qui a signé, en 2004, une proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour les terroristes, mais qui a voté, en 2007, son interdiction ? » Et lancé, d’asséner : « Il représente un systême politique vieillissant et a été inaudible durant toute la durée de son  mandat. » Voilà donc Ginesta habillé, et pas légèrement, malgré l’été tout proche.

Sales étrangers ! - Le fameux sortant entend jouer son air de flûte dans cette fumeuse dénonciation des étrangers en France. Puisque ça a l’air de payer au niveau national, pourquoi ne pas en profiter sur le plan local ? Et ces salauds de socialos qui veulent les faire élire; d’abord aux municipales,puis partout,jusqu’au sommet de l’Etat. Mais, si on va par-là, Sarko ne serait-il pas un peu Hongrois sur les bords ? Oublierait-il aussi,par hasard,, Ginesta, que ce sont ses amis politiques dont le duo Giscard-Chirac, qui a instauré le “ Regroupement famlial”  d’où tout est parti ? Et puis, lui, né, en 1942 - 70 balais cette année, félicitations - à Saint-Raphaël, donc de nationalité française ( un rien franchouillard à l’occasion), ne serait-t-il pas d’ascendance espagnole ? Bien sûr puisque son papa, qui lui a donné le joli prénom de Jordi (francisé en Georges) était gouverneur de Catalogne, étranger par conséquent. Qui oserait lui en faire reproche ?  

Mort d’un “rebelle” - A la fin des années 80, Port-Fréjus était en effervescence qui vivait manifs sur manifs, orchestrées par le promoteur René Espanol,assurant être le père du projet,mais écarté par la Mairie, dirigée, à l’époque, par François Léotard.. Les choses tournèrent très mal puisque François, fils d’Espanol, devait, suite à une bagarre avec les CRS,y perdre la vie. Tous les médias s’intéressèrent à l’affaire qui eurent tôt fait alors d’appeler le promoteur récalcitrant « le rebelle ». Des procès s’ensuivirent et les propriétaires de terrains purent finalement être indemnisés; plus ou moins bien, selon eux. Peu après, Espanol s’exilait à Madagascar. De retour en France, gravement malade, il est décédé dernièrement.

Karachi encore - Cette affaire n’en finit plus d’être évoquée. Var-Matin ( 20/5/12 ) y revient par une interview de Me Olivier Morice, l’avocat des familles des victimes ( onze Français de la DCN et 3 Pakistanais ) pérrssent dann un attentat à Karachi.Vilaine histoire avec, parait-il, des fonds secrets qui auraient servi, en 95,à la campagne du candidat Balladur à l’élection présidentielle. On tourne autour du pot depuis un bon moment. Toutefois, selon l’avocat,les choses pourraient s’accèlérer prochainement avec l’audition, non seulement de Balladur, mais aussi de Sarkozy et de François Léotard, ministre de la Défense de 92 à 95 - accessoirement maire de Fréjus. C’est bien pour ça qu’on s’y interesse beaucoup dans le landerneau, et que le quotidien régional n’hésite pas en parler, ce qui change de ses anciennes et vilaines habitudes où la discrétion était de mise.

Maire radin - Histoire de moindre importance, dans ce coin du Var, mais suffisante pour entrenir le débat : la décharge, dans la commune de Bagnols-en-Forêt, espèce de “ chasse gardée” du groupe Pizzorno qui voudrait y enfouir les restes (encombrants) de certains sites des Alpes-Maritimes. C’est le maire du patelin qui s’est rebiffé dernièrment et,bien qu’on ait trouvé un lieu de dépôt plus loin, il n’en reste pas moins 4,5 millions de tonnes de déchets déjà enterrés là et que le brave Michel Tosan, maire, ne voudrait plus supporter et payer, quelque 66 000 €  HT par mois, soit près d’un million TTC par an. En voilà un grippe-sous, que bien des maires devraient nonobstant imiter.

Le blues des flics - Les policiers nationaux ne sont pas contents en ce moment. Manuel Vals, leur nouveau patron, va avoir de quoi faire. Les “ municipaux ”  paraissent plus cools. Pas à Fréjus en tout cas. Ici, la PM est en effervescence depuis beau temps déjà, et ça à l’air de durer. Depuis trois ans, ils ont un nouveau directeur, Jean-Pierre Ghenassia. Cet ancien haut fonctionnaire, retraité, des Bouches-du-Rhône, a été appelé à ce poste par le maire Elie Brun. Tous deux avaient fréquenté les bancs de la fac de droit d’Aix-en-Provence; ça crée des liens.   Les flicaillons de base maronnent dans leur barbe car, disent-ils, il touche un deuxième salaire, tandis qu’eux n’en ont qu’un. Gros jaloux, voudraien-ils qu’il travaille bénévolement ? En tout cas, ce monsieur n’est pas fainéant puisqu’il donne, deux fois par semaine, des cours de droit à Aix - signe que ses compétences en la matière sont reconnus et appréciées, pas vrai ? 

Chicaneurs - Les mêmes chercheurs d’embrouilles prétendent que, lors des deux tours de la présidentielle, deux postes d’ilôtage n’auraient pas été sécurisés dans la ville, ce qui est pourtant obligatoire. Et qui a ramené les urnes en mairie ? s’interrogent-ils. Bon, il y a eu peut-être quelques failles dans l’organisation, mais on ne va pas invalider pour autant le scrutin, et remettre en cause l’élection de François Hollande, Ça ferait certainement plaisir aux UMP du coin, qui n’en finissent plus de pleurer la chute de leur idole, mais bon, c’est fait. Plus qu’à patienter cinq ans, et espérer, en attendant, une revanche (petite) aux législatives.

Quid de Fréjus ? - Ne quittons pas cette bonne ville sans nous arrêter une minute sur son conseil municipal. Les séances, sous la houlette de son édile, Elie Brun, y ont été souvent agitées, voire tumultueuses, et on y a échangé de bien gros et vilains mots parfois, presque des baffes, sutout avec Elsa Di Meo, socialiste, une battante qui en veut terrible. Les choses paraissent se calmer depuis quelque temps, Monsieur le maire ne souhaitant plus tellement ferrailler. Preuve : après chaque question de l’ordre du jour, « à la suivante ! », ordonne-t-il, généralement. Selon une rumeur qui court en mairie, il serait tenu à se ménager, sa forme n’étant plus au top. Il serait même contraint de se soumettre à un sérieux traitement médical. Bien qu’il n’ait pas toujours été gentil avec l’Oursin - il lui a fait un méchant procès naguère -, nous lui souhaitons un complet rétablissement. Mais ceci : Sera-t-il encore candidat à sa succession à la Mairie, en 2014 ? D’aucuns pensent qu’il pourrait passer la main à son 1er adjoint, Yves Tosi, qui se pousse d’ailleurs de plus en plus du col.

                                                                                              

La rascasso


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