Oursinades varoises

Publié le par l' oursin

Vilaines rumeurs - Le dossier de l’Express du 30 août sur Fréjus a eu un beau succès dans le Var. Il a soigné particulièrement le maire Elie Brun, successeur de François Léotard en 1997, toujours réélu depuis lors. Pas très aimable l’hebdo, qui écrit : « L’homme est fragile, de santé du moins (...) Malade, Elie Brun n’exerce plus que partiellement ses fonctions de maire. Mais son système, où s’entremêlent famille, intimes et affidés, le protège. Pour combien de temps ? Et, sur la foi de quelques échos, il est question d’une maladie cachée. Oui, mais laquelle ? Elle serait due au surmenage, mais il doit y avoir plus sérieux qui l’aurait obligé à des séjours d’hôpital. Souvent, alors qu’il préside les séance du conseil municipal, il confie la suite des débats à son premier adjoint, Francis Tosi, ce qui évidemment ne peut que faire enfler les vilains bruits.... 

Vive la famille  ! - Evoquée, comme incident, l’année dernière, avec des touristes, sur une plage, « gérée par Sébastien Scaglia, ex-mari de son épouse, Annabelle ». Ainsi, ne sort-on pas de la famille. Par exemple encore : « Jacqueline Marco, directrice générale adjointe des services et... ex-femme d’Elie, conduit le dossier - ô combien stratégique - de l’urbanismeEt l’un de ses deux fils, Mickaël, a été propulsé à la tête de la Base Nature, Audrey, la benjamine, attachée parlementaire d’Hubert Falco, sénateur-maire de Toulon, ambitionne, elle, de succéder à son père à la Mairie. » Tiens donc, qu’en pense  le premier adjoint Tosi qui y songe aussi ? 

Un vrai pote  - « Dernier venu dans la galaxie Brun, raconte encore l’Express, Jean-Pierre Ghenassia, vieil ami de fac, que le maire a recruté il y a un an et demi pour codidiriger la police municipale. » Là, il faut s’y arrêter car cette PM fréjusienne n’en finit plus de faire des vagues, et depuis un bon moment. Elle a eu naguère un chef - parti à la retraite - qui avait fait, le pauvre, l’unanimité contre lui. C’était un tel chasseur qui ne put se retenir d’aller, un jour, dans le Mercantour, traquer le chamois alors que c’était interdit. Les gendarmes y mirent fin en confisquant les fusils ! A Fréjus, il tirait sur les rats, à la Base Nature, où il avait ses bureaux, et parfois aussi sur des lièvres, avec son arme de service. Pour s’exercer sans doute. Les mauvaises langues disent qu’il en offrait au maire, son patron qui s’en régalait. Se non e vero...

Une terreur La police municpale eut un autre chef à la sécurité qui ne réussit pas mieux à rassembler la troupe mais qu’on finit par adopter. Avec l’intime du maire, Ghenassia, les choses ne paraissent pas s’arranger. Il signe parfois, dit-on, des notes de service « Directeur de la police ». Or, à la PM, il se raconte - en catimini - qu’il n’a nullement droit à ce titre, car il ne serait qu’un simple rédacteur, ce qui ne l’autoriserait pas à lire, en prenant son thé matinal, les extraits de main-courante comme les procédures judiciaires des agents. Oui, peut-être, mais quand on est dans les petits-papiers du patron du patelin... Et les syndicats SNPM et FO verraient ça sans trop se soucier de la légalité. Bref une vraie terreur, ce M. Ghenassia, tout le monde tremble devant lui.

Economies - Bien que les caisses de la Mairie soient aussi vides que celles de l’Etat, un quatrième chef de service, ancien gendarme - on en embauche beaucoup, des pandores, ici - va venir, prochainement, grossir le flot des cadres B de la fameuse PM. S’il n’y a plus beaucoup de “ petits et de sans grades ” chez elle, au moins ne manquera-t-elle pas de galonnés. Ce n’est pas le cas, apprend-t-on, d’une “ technicienne de surface ” - en clair balayeuse - du quartier de Saint-Aygulf, sur le point d’être virée. Et alors, ne faut-il pas faire des économies ?

Judicieux rappel - En page 3 de Fréjus-infos juillet-août, on peut lire « qu’il faut éviter les abus d’alcool, cause de nombreuses conduites à risques, malaises, violences, coma éthylique, etc. » D’aucuns trouvent ça mal venu dans une publication d’informations axée sur la vie locale. Au fond, pourquoi n’y aurait-il pas, parmi les citoyens de la commune, des gens un peu trop portés sur ce qu’il est recommandé de consommer avec modération, et donc bon de prévenir des dangers de l’abus d’alcool ? Il y a bien des clodos, hélas, ici comme partout, qui, pour oublier leur misère, ont tendance à boire un coup de trop, du gros rouge surtout, moins cher que le millésimé ou le pastaga au bistro du coin. Et s’adonnent certainement aussi à la dive bouteille des notables. Ne jetons la pierre à personne.

Alors, la forme ? - Est-ce pour apaiser le trouble qu’à pu ressentir Brun, à la lecture de leur confrère parisien, que Var-Matin, compatissant, lui a consacré une longue interview quelques jours après, avec, à la une sur cinq colonnes, s’il vous plait, comme la célèbre emission télé de jadis : « Elie Brun briguera à nouveau la mairie » ? Et vlan ! en pleine poire de ceux qui pouvaient en douter. « Je me représenterai en 2014 ! » Na ! Et il se sent en pleine forme, physique et morale. Tout ce que l’on raconte sur sa santé ne serait donc que  rumeurs sans fondement pour tenter de le saper. Bref des gens qui lui en veulent et font courir de bien mauvais bruits  pour le déstabiliser. Eh bien non, il se porte comme le Pont-Neuf, solide comme un roc, prêt au combat. Qu’on se le dise !

Brun en perdition ? - Elsa Di Meo, opposante socialiste de toujours et pleine de verve, au sein du conseil municipal, affime, elle, effrontément, selon son habitude, qu’il a perdu pied, après un bon départ, à la suite de Léotard, en 97. Mais elle corrige aussitôt en disant qu’il a oublié les Fréjusiens depuis deux ans, et que ceux-ci sauront s’en souvenir, en 2014. Pour les prochaines municipales... en votant pour elle, pardi ! 

Revanchard - David Rachline, élu FN dans cette assemblée, pense que, pour lui, le moment de la revanche va se présenter la même année. Car il a été son adversaire lors des cantonales de 2011 où il fut battu de bien peu. « Il n’écoute plus les Fréjusiens », claironne-t-il aussi. Et d’ajouter : « sa gestion budgétaire est calamiteuse. » Toutefois, ce très jeune ambitieux a des détracteurs dans son propre camp, qui trouvent qu’il ne laboure pas assez  le terrain local, lui préférant Paris, couvé par la présidente Marine, dont il ne quitterait pratiquement pas les jupes...

Le sauveur de Léo Quelque chose nous a interpellé tout de même quand V-M a demandé à Brun ce que, en quinze ans de mandat, a été le plus marquant pour lui. Réponse : « Les contentieux qui ont entouré la première tranche de Port-Fréjus ». Et de préciser : « Le 15 septembre 1997 ( quand il a succédé à Léotard à la Mairie), j’ai été en mesure de régler ce dossier épineux. Jusque-là, la Mairie était empêtrée dans un dossier juridique, financier et humain vis-à-vis de la famille Espanol ( le promoteur du port, décédé. Tiens donc, il semble que ce ne soit pas très gentil pour l’ex-Léo ça, qui n’aurait donc pas su se dépatouiller de cette affaire. Brun aura par conséquent été son sauveur. CQFD !

Corrida - La décision du conseil constitutionnel en faveur des corridas est consternante. Il faudra savoir quelles pressions ont été exercées pour ce résultat. Pour Fréjus, voilà qui va faire plaisir aux amateurs de tortures animales qui vont tout mettre en œuvre pour leur reprise dans les arènes, que Brun avait interdit, déclarant en outre, dans son interview à V-M, qu'effectivement cela revenait cher à la Ville. Mais, comme le personnage est du genre versatile, il n'est pas dit qu'il ne revienne pas sur sa décision. On peut compter évidemment sur les partisans locaux de ce spectacle affligeant, baptisé "art ”, pour mettre le paquet dans ce sens. On y reviendra.

 

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