Marions, marions-nous gayment !

Publié le par l' oursin

C’est le grand, l’immense sujet du moment, on ne peut y échapper, les médias y consacrent des lignes ou des mots. « Parole, parole... », chantait Dalida jadis. Alors pourquoi ne m’en mêlerais-je point, ne suis-je pas un citoyen, conscient et organisé, comme il se doit, de notre République, bancale, certes, mais République tout de même où, nous assure-t-on, la liberté d’expression existe ?

Bien sûr qu’elle fait partie de nos droits et que nous en jouissons... à condition toutefois de ne pas franchir des limites, édictées - souvent arbitrairement - par le pouvoir, même quand elles frisent la censure. Demandez donc aux gens qui entendent parler de la Deuxième Guerre d’une façon considérée indélicate ou non conforme à la doxa, surtout si l’on y dégote, en grattant, des relents de racisme, de xénophobie, d’homophobie, de fascisme, de nazisme ou, encore mieux et, là, c’est d’une gravité absolue, d’antisémitisme, toujours « nauséabond ». Pourquoi, les autres, tous les autres, fleurent bon la rose, comme le PS ou ses copains de l’UMP ? Demandez un peu à Vincent Raynouard ce qu’il pense de cette fameuse liberté de la presse, lui, qui, documents à l’appui, réfutait certains arguments de la Seconde Guerre : il a été envoyé en taule pour quelques mois par la loi Gayssot. C’est beau, c’est grand, c’est généreux, la France, qui dénonce les atteintes à la liberté d’expression un peu partout dans le monde ! Les faux-culs, vous connaissez ?
Allez, pardonnez moi cette digression, cela m’a sottement échappé, et revenons à nos brebis. Oui, quoi déjà ? Ben à nos mariés ou, plus précisément, « le mariage pour tous » qui fait, contrairement aux syndicats dont ce devrait être la seule et vraie prérogative, battre le pavé aux foules, énamourées... pour ou contre. Le Parlement, qui n’a certainement rien d’autre à faire, s’est saisi de la question. Que dis-je saisi, allons donc, prise à bras le corps, à la hussarde ! Par devant ? Par derrière ? On ne nous le précise pas, c’est pourtant primordial, me semble-t-il, non ?
Alors, moi, j’ai ma petite idée sur la question. Quand on me parle d’amour pour tous, comment y résisterais-je ? Certes ma coque est hérissée de piquants, mais si vous saviez comme mon cœur - glandes comestibles, disent les érudits - est tendre... Pour un peu, je vous chanterais  « Le temps des cerises ” ou « L’hymne à l’amour  » pour vous convaincre de la sincérité de mes sentiments. « Parlez-moi d’amour », en disait une autre. Mais c’est bien vrai, dans ce monde de brutes épaisses, qu’il est bon d’aimer, sans réserve, sans restrictions, autant dire à brides abattues. Aussi, pensais-je qu’il ne faut pas s’arrêter à mi-chemin, qu’on ne doit pas réserver la chose aux seuls partisans d’épousailles entre deux “ pédés ” ou “ gouines ”, c’est trop facile, mais étendre ça au mariage à trois (cela se fait mais on dit alors “ ménage ” ) ou à quatre (cela se fait aussi, mais les puristes parlent de “ partie carrée ” ); non, non, il n’y a pas de raison qu’on ne puisse s’unir devant M. le maire ou se faire bénir par quelque curé dans la modernité (on n’en manque pas ). Et, dites donc, pourquoi un grand-père, sous peine de discrimination ou d’exclusion, n’épouserait-il pas sa petite-fille (ou petit-fils) ? Un tonton sa nièce (ou neveu évidemment), un frère sa sœur (ou son frérot), à moins que l’affaire se conclut entre un chimpanzé ou une guenon, une chèvre ou un bouc, selon leurs « orientations sexuelles », bien entendu. Les savants qui, par définition, savent, appellent ça, savamment, zoophilie. 
Encore une question qui me taraude : L’égalité. Comment ne pas y souscrire ? Oui, affirmatif ! Mais comment se fait-il que les messieurs ont un petit quelque-chose au bas du ventre que les dames n’ont pas, les premiers leur permettant de faire pipi debout, les secondes les obligeant à s’accroupir ? Tant que l’on n’aura pas résolu ce problème (entre autres), l’inégalité persistera et le scandale également. Le temps presse, il y a du travail sur la planche, dépêchons nous, sinon nous risquons de rater le train de l’Histoire. La petite Cécile Duflot, au visage si futé, devrait se saisir de l’affaire.
Tout dernier mot pour la route : Dieu a envoyé une femme à Adam, sans doute pour tester sa résistance à la tentation. Ça n’a pas duré longtemps, le couillon s’est empressé de croquer la pomme qu’Eve, perfide, lui tendait, et le mec s’est fait baiser comme un bleu.
Le Tout-Puissant a été ainsi fixé tout de suite... et l’aventure continue !
L’oursin
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