Les violeurs vont bien, merci !

Publié le par l' oursin

Voilà une rubrique garnie, et toujours bien alimentée que celle des violés, torturés avec, en point d’orgue, après Valentin, Océane, Agnès, la collègienne de 14 ans, martyrisée par un gamin de trois ans de plus qu’elle. D’autres s’y ajoutent presque quotidiennement, le dernier (en date) Alexandre, 17 ans, exécuté de deux balles dans la nuque et brûlé à moitié. Ces monstres ne méritent guère de pitié, mais leurs avocats - c’est leur rôle - lorsque ces crimes viennnent devant une cour de justice, pourront toujours évoquer le climat délétère et criminogène dans lequel nous trempons. Toutes les dérives y sont permises, surtout, les déviances, à commencer sexuelles ? Le sexe, le sexe, le sexe, matin, midi et soir, bref le cul et, là, vraiment on en a plein ! Les médias, notamment les télés, s’en repaissent, se faisant un devoir, sous le faux prétexte de prévenir ou mettre en garde, de nous en faire découvrir tous les aspects, avec une prédéliction pour les plus dégueulasses. Mais ne croyez pas que ce soit innocent, cette méthode procède de l’abrutissement des foules qu’il convient de soumettre afin de faire d’elles des consommateurs, tout en enrichissant une caste de privilégiés.

Shootons nous gaiement

Et la drogue, n’est-elle pas largement exploitée, là encore, pour dénoncer sa nocivité mais, en même temps, y faire une large publicité ? Au fait, pourquoi les jeunes, notamment eux, s’y adonnent-ils, et à l’alcool ? Qu’ont-ils à attendre, ici-bas, dans notre société ? On les pousse à apprendre un métier et, lorsqu’ils ont leur CAP, c’est pour s’entendre envoyer vers le plus proche Pôle emploi. Idem pour les diplômés, vous savez ceux qui ont un bac, plus un, deux, trois, etc., une peau d’âne qui ne vaut pas le bon vieux certif. Lors des événements tragiques de Côte d’Ivoire, à un reporter qui lui demandait ce qu’elle ressentait, une Ivoirienne répondait, dans un délicieux accent africain : « Nous sommes dans l’expectative, nous sommes dans le désarroi, nous sommes dans l’anxiété ! ». Demandez à nos néo-bacheliers de s’exprimer de la sorte, vous les verrez s’ébahir car c’est de l’excellent français et ils ne connaissent pas, les pauvres. En revanche, les “problèmes”, les “niveaux”, le “stress”, les “donc” (prononcés “donqueu”) et les “tout à fait”, “absolument” dont ils usent à satiété, ils connaissent. Alors le précieux document en poche, qui doit, en principe, leur ouvrir toutes les portes du marché, c’est pour s’entendre diriger, eux aussi, vers le Pôle emploi où, généralement, on n’a rien à leur offrir.  “No future”.

Fleurs et marches (funèbres)

Maintenant, après chaque assassinat (vu encore dans la tragédie de Toulouse), on dépose des fleurs devant le domicile de la victime, bouquets emportées, dès le lendemain matin, par les services de nettoiement. Dans la foulée, une “marche blanche”, toujours silencieuse, est organisée. Voilà qui procède d’un bon sentiment, mais croyez-vous, un seul instant, que si ces manifestations de sympathie sont susceptibles de réconforter les proches, elles peuvent émouvoir les “autorités” ? Allons donc, il y a bien, çà et là, quelques mots de condoléances de leur part, puis autant en emporte le vent. Au fait, les coupables, les brutes épaisses, qui s’acharnent sur leurs otages et les torturent avant de les achever (trente-cinq coups de couteaux pour la petite Agnès) que deviennent-ils ? Ils sont poursuivis certes - c’est bien le moins - mais, d’évidence, on va trouver de quoi expliquer leurs actes. Les psychiatres et autres psychologues vont s’y pencher afin d’amoindrir, voire excuser leurs gestes. Imaginons qu’enfants ils aient été admonestés pour de mauvaises notes à l’école ou reçu une paire de baffes, ne sont-ce pas de bonnes raisons de comprendre leurs motivations criminelles ? Leurs avocats ne s’y trompent pas qui plaideront les troubles mentaux engendrés par les traitements antérieurs. Pas de prison, mais placement dans des centres appropriés.

Pour qui perpète ?
 
En revanche, malheur à ceux déclarés en possession de toutes leurs facultés. A eux, il ne sera reconnu aucune circonstance atténuante, la prison les attend avec de longues peine. Longues, en principe, mais, comme il y a toujours des accomodements, on pourra revoir ça à la baisse en cours de route, ce qui fait souvent des récidivistes. Et la perpétuité ? Il arrive qu’elle soit prononcée mais qu’en advient-il réellement ? Des “aménagements” sont prévus, au grand soulagement des âmes sensibles. Alors,  “perpète”, il n’y a que ceux, envoyés ad patres, pour l’accomplir, qui ne sortiront jamais de leur tombeau. Les plus farouches opposants à la peine de mort, ne manquent pas de vous raconter que ce n’est pas dissuasif. Oh ! il y a, et il y aura toujours, des fous et des têtes brûlées, mais bien plus nombreux sont ceux qui, à l’idée de perdre la vie - la leur évidemment qui leur est chère - réfléchiront à deux fois avant de la retirer aux autres. « Contre la peine de mort, d’accord, mais que les assassins commencent ! », disait Alphonse Karr, qui repose à Saint-Raphaël, dans le cimetière qui porte son nom.

Alors, l’exemple ?

Lionel Luca, député UMP des A-M, a sa petite idée sur la question. Lui et ses potes, les gros durs, sont opposés à la peine de mort, mais privilégient la détention définitive, soit la vraie perpétuité. Autrement dit, il va falloir entretenir la racaille jusqu’à leur dernier souffle, au chaud l’hiver, au frais l’été, sans oublier, pendant qu’on y est, leur libido, soignée par des visiteuses - ou visiteurs - de prisons afin d’apaiser leurs pulsions sexuelles. Et tout cela aux frais de la société, composée majoritairement d’innocents. Au fait, M. Luca et ses amis de la fameuse “droite popu” pourraient donner l’exemple en prenant, à leurs charges, avec tous ceux qui pensent comme eux, le coût de cette série d’entretiens particuliers, non ? Mao parlait de mettre un fusil au bout de ses idées, ces messieurs-dames ne pourraient-ils pas y mettre simplement des actes ?

Querelle d’Allemande !
 
Ça y est, il y avait longtemps qu’ils ne s’étaient pas manifestés, ces brutes, près de soixante-dix ans ! Alors, va-t-on encore revivre « les années les plus noires de notre Histoire » ? Ça devait leur manquer puisque, tout à coup, ils se réveillent plus béliqueux que jamais. Mais ce n’est plus un empereur, ni un Führer, aujourd’hui, qui vient nous chercher cette querelle - d’Allemande en l’occurrence - mais Angela Merkel. Aussi, pour faire plus vrai que nature, on la coiffe d’un casque à pointe, à la Bismark ! On n’a pas ressorti la croix gammée parce que faut pas trop pousser, mais on la laisse deviner. Simplement, car ils ont toujours « le goût du commandement, de la discipline et de l’autorité. », « de la schlague », renchérit Marine Le Pen qui ne veut pas être en reste. La Teutonne, nouvelle dame de fer (l’autre était Anglaise) a donc pris l’ascendant sur notre brave petit président. C’est ce qu’on se plait à démontrer, mettant notre infortuné Sarko en bien fâcheuse posture (si le dessinateur Dubout n’était pas mort, il le représenterait valsant, coincé, les pieds ne touchant pas terre, entre les seins de la plantureuse chancelière).

L’euro en perdition ?
 
Mais il parait, d’aucuns l’assurent, que nos faux cousins germains voudraient retrouver leurs marks et laisser tomber l’euro. Ils sont suivis par des Français, comme le FN, retoqué par Marine, qui voudraient, eux, revoir nos bons vieux francs. Pourquoi pas les Ritals leurs lires, les idalgos leurs pesetas, les Portugais leurs escudos, et les drachmes se faire revoir par les Grecs ? Quant aux “Britiches”, pas si bêtes, ils entendent garder leurs livres et s’enfermer à nouveau dans leur isolement. Vite dit car leur ile, dont ils étaient si fiers, s’ouvre de plus en plus à d’autres qui n’ont rien de “rosbifs”. Et les bouffeurs de “frogs” (grenouilles en “engliche”), ne s’ouvrent-ils pas, et très largement, aux “néo-Frenchis” ? Evidemment puisqu’on les a invités à entrer et à s’installer; et ils arrivent en cortèges serrés du monde entier. Jadis, on chantait gaillardement « Les Gaulois sont dans la plaine, dans la plaine sont les Gaulois ! » Non seulement, ils n’y sont plus dans la plaine, les quelques spécimens qui restent, mais pas davantage dans les cités, et même chassés de leurs villes et de leurs quartiers ! Mais n’en portent-ils pas la responsabilité en élisant et réélisant, depuis des lustres, à la place de vrais dirigeants et de bons gestionnaires, des jeanfoutres dont beaucoup ne pensent qu’à s’en mettre plein les fouilles ?

Comme en 39 ?

Ils nous gonflent, ces Fritz. Nous leur avons pourtant - avec tout de même un bon petit coup de main des Amerlos et des Ruskofs - foutu une sacrée branlée en 45. Alors, ça leur suffit pas, ils en veulent une autre ? Ce serait peut-être plus facile que naguère car, depuis qu’ils ont retrouvé la démocratie, il apparait que leurs valeurs combatives se soient bien amoindries. Le moment d’en profiter, non ? Sarko a beau bisouiller Angela lorsqu’il la rencontre, faudrait tout de même pas interprèter ça comme de la faiblesse. D’autant que nos généraux, en mal de succès guerriers, aimeraient bien se couvrir de gloire, depuis le temps qu’ils n’ont pas connu ça, les pauvres. Alors, baïonnette au canon et on repart, comme en 39 ?  

Adolf distrait ?

Au fait, était-elle utile, cette déclaration de guerre - sans même la consultation du Parlement -, par nos dirigeants, à commencer par Léon Blum, ministre de la Guerre (on appelait ça comme ça à l’époque) ? Lui, il entendait suivre les Anglais et surtout voler au secours de ses coréligionnaires d’Allemagne; alors en avant... arche ! Le résultat, après neuf mois de RAS, le 10 mai, la Wehrmacht  se mettait en branle et, après un crochet par le Luxembourg, la Hollande et la Belgique, le 14 juin elle défilait, martiale, sur la  « Plus belle avenue du monde ». Quelques braves - ou marioles, au choix -, dont Mendes France, s’embarquaient alors sur “Le Massilia”, à Bordeaux, « pour « continuer la guerre en Afrique du Nord » (avec qui ? avec quoi ?) tandis qu’une partie de la France devait être occupée pour quatre ans, laissant une « zone libre ». On se demande bien pourquoi Adolf, sur la lancée de son armée victorieuse, n’a pas envahi tout le territoire ni voulu se précipiter, facile puisqu’on le provoquait, sur l’autre côté de la Méditerranée. Une erreur stratégique, à moins qu’il ne s’agisse d’un instant de distraction. A l’évidence, les Américains n’auraient certainement pu y débarquer en 42... avec De Gaulle dans leurs bagages. Les Pieds noirs en eussent été bien privés, pas vrai ? 

Bons conseils de Paris

En 1992, élections législatives en Algérie. Le « Front islamique du salut » (FIS) arrive nettement en tête à l’issue du 1er tour. Il va remporter sans le moindre doute cette consultation. Son leader Abassi Madani fait une déclaration solennelle : « Lorsque nous serons élus, j’appellerai tous les Algériens, notamment ceux de France avec les anciens harkis à rentrer au pays pour instaurer la République islamique algérienne. » Pas con, Le Pen saisissait la balle au bond et lançait, urbi et orbi, qu’il était prêt à rencontrer Madani. Les généraux, au pouvoir à Alger, ne l’entendent pas de cette oreille. Alors que faire ? Tout simple, ils annulent le second tour puis dissolvent le FIS ! Sur les bons conseils de qui, au fait ? Mais de Paris qui s’y connait en combinaisons électorales. Et, pour faire bonne mesure, le gouvernement algérien, bien drivé on le voit, fout Madani en taule ! (Il devra, par la suite, s’exiler au Qatar).Tout ça démocratiquement, bien sûr. En doutiez vous ? Et les Algériens, invités à rentrer fissa au bled, n’ont eu, du coup, qu’à rester en France et inviter leurs coréligionnaires à les rejoindre. Ce qui fut fait et qui se fait encore. Et pas la peine d’espérer un nouveau 732, la résurrection de Charles Martel n’est pas au programme.
 Lou pescadou
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article