Les bleus jouent et perdent

Publié le par l' oursin

Au foot bien sûr et ça fait toute une histoire. Comme s’il n’y avait que ça. La grande affaire du moment c’est de savoir qui va remplacer le sélectionneur Laurent Blanc, accusé de tous les défauts. Plusieurs sont sur les rangs dont le coach de Marseille Didier Deschamps qui s’est fait un peu tirer l’oreille, mais au moment où vous lirez ces lignes, il aura cédé... à moins qu’un troisième larron se soit manifesté et ait reçu la cape.
De toute façon c’est la mode, dès qu’une équipe ne marche plus, on change l’entraineur, même si, sur le terrain, ce sont les joueurs qui, tels des chèvres, ont préféré brouter l’herbe plutôt que de savoir jouer de ses pieds. Cela dit, vrai que l’équipe dite « de France » a plutôt brillé par sa nullité lors du dernier « Européen », sorti presque illico presto de la coupe par une série de contre-performances (soyons gentils) mais qui s’est particulièrement distinguée dans les vestiaires en se traitant les uns les autres d’enculés, à moins que cette amabilité ne se soit adressée aux journaleux. Rigolons !
En tout cas, bravo aux Espingoins qui ont magnifiquement terrassé les Ritals et sans recours à la photo par un quatre à rien net et clair. Mais où était donc passé, dans la fameuse Squadra azzura, au cours de cette ultime rencontre, le terrible Ballotelli qui avait, à lui tout seul, rétamé la prétendue redoutable Mannschaft ? On l’a cherché, on ne l’a plus trouvé. Espérons qu’à la manière d’un Franck Ribery il n’avait pas rencontré une Zahia entretemps, qui l’aurait épuisé... peut-être achetée par l’entremise de l’adversaire. En tout cas, le gus avait eu tout loisir de nous faire admirer ses pectoraux après ses coups de tête victorieux contre les Allemands, démontrant ainsi la supériorité raciale esthétique des Blacks sur les Whites, plutôt gringalets par comparaison.
Il y a une autre catégorie de « Bleus » dans notre Hexagone, les mecs et les nanas de l’UMP, qui se définissent ainsi. Les pauvres et les pauvresses ont un mal fou à se remettre de la tripotée que leur a infligée les « Roses », et par deux fois en moins d’un mois. Ils ne rêvent que de revanche et le plus tôt possible. Désolé, mais, sauf révolution, faudra bien qu’ils patientent au moins cinq ans. Au fond, ce qui leur est arrivé, ne l’ont-ils pas cherché durant le quinquennat de leur grand chef monté sur talonnettes à boudins ? Ils ont accumulé les gaffes, à commencer par leur patron, le tristounnet François. Lui, pour “rebondir”, il vise la tête de l’UMP qui doit se réunir en septembre, en projetant d’éliminer un autre prétendant à la couronne, J-F Coppé. Je crois, sans trop m’aventurer, que ce dernier ne fera pas le poids, qui n’aura qu’à se consacrer sur 2017. Mais, d’ores et déjà, Fillon à une autre flèche dans son carquois, la municipale parisienne de 2014 qui peut, pense-t-il, lui servir de tremplin pour, là encore, la prochaine présidentielle. On voit que ces messieurs ont de la ressource. Et des dames aussi, pourquoi pas ? Que diriez-vous d’une Nadine Morano qui n’en peut plus d’avoir été vilainement virée des dernières législatives, concentrant toute sa hargne sur le fantaisiste imitateur Dahan qui l’a bel et bien « biaisée » en se faisant passer pour Louis Aliot, le vice-président de l’ex-FN, et grand pote de Marine. Elle lui fait un procès dans le fol espoir de faire refaire l’élection. En attendant, elle se déchaîne sur un peu tout le monde tout en prenant la défense des poissonnières auxquelles on l’a comparée -  notamment les Guignols de l’info -, disant d’elles que ce sont d’estimables commerçantes. Très juste, et s’il y a quelqu’un qui peut s’estimer offensé, voire insulté, ce sont bien ces dernières d’être prises pour la Modano.
Encore aujourd’hui, les débarqués du bateau gouvernemental ressassent le slogan sur « le droit de vote que la gauche veut accorder aux étrangers ». Très bien, mais qui est allé les chercher, ces étrangers, si ce ne sont, en tout premier lieu, un Giscard assisté d’un Chirac, en 1974, des marxistes, des rouges vifs ? Et qui donc, depuis soixante ans, avec une nette augmentation depuis une bonne trentaine d’années, envoie siéger au Parlement des jeanfoutres qui les invitent à entrer massivement, si ce ne sont les bons « Françaises-Français », sans oublier Sarkozy qui a ouvert la porte du “Royaume” à 200000 immigrés par an, pendant cinq ans ? Faites le compte, les amis.
Cela posé, bien que je n’ai aucune sympathie particulière pour Eric Besson qui, lorsqu’il était ministre de l’immigration, a dit que « la France n’était ni une race, ni une langue, ni une religion, ni un peuple, mais un conglomérat » a judicieusement parlé. Tant que sa population était composée d’individus d’origine européenne (Italiens, Espagnols, Polonais, Flamands, Russes, etc.) cela pouvait s’arranger, mais maintenant qu’on y rencontre à foison des Africains du Nord, des Subsahariens, des Asiatiques, des Turcs, des Kurdes, des Roms et tant d’autres encore avec chacun d’eux leurs caractères spécifiques, leurs mentalités, leurs us et coutumes, leur fois respectives, il ne peut y avoir que conflits. Et cela, on ne le savait pas ? On ne le sentait pas ? On ne le subodorait pas ? Au fait, qui sont les gribouilles (personnage de la fable qui, pour échapper à trois gouttes de pluie, plonge dans un étang pour ne pas se mouiller) sinon les politiciens - et leurs mandants ? Quant à l’intégration, dont on nous rebat les oreilles depuis des années, elle va se réaliser inéluctablement... par l’assimilation des quelques Gaulois qui trainent, de ci-delà, comme des âmes en peine. 
Un mot sur les infortunés Pieds-noirs qui commémorent, cette année, le cinquantième anniversaire de leur exode en France, la « Mère Patrie » qui les a bien laissés tomber, malgré leurs cris d’amour pour le drapeau que « si on venait à y toucher, nous serions prêts à mourir à ses pieds » (dans le “Chant des Africains”, leur hymne, qu’il reprennent encore aujourd’hui). Ils auraient mieux faits de faire cessession et de fonder une nation indépendante. Certains, comme Jean-Jacques Susini, grand chef de l’OAS, y ont songé, mais un peu tard, en 62. 
Les malheureux ne sont plus, maintenant, que des nostalgiques, qui disent encore « C’est bon comme là-bas, dis, mon frère ! ».
                                                                                                                                L’oursin

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