Le bon coup du père François

Publié le par l' oursin

Voilà donc une chose de faite. Bonne ou mauvaise ? L’avenir nous le dira. Peut-être bientôt, peut-être plus tard, peut-être jamais. Sarkozy, l’ami de la chancelière allemande Angela Merkel, qui souhaitait le voir rempiler, a été sorti, mais non sans difficulté. Et il faut lui rendre cet hommage, c’est qu’il a su combattre  jusqu’au bout. Donné largement battu par tous les médias et instituts de sondage - mais c’était sans doute une manœuvre de leur part -, ce n’est finalement que de deux petits points qu’il a été éliminé de cette course à obstacles. Et son discours d’adieu, le soir de sa défaite, fut très bien. Cet homme intelligent, sachant parlé, avec toutefois des extravagances, voire des grossièretés, dont l’inoubliable « dégage, pov’con !  » mérite un coup de chapeau. J’avoue que, sur la fin, après l’avoir antérieurement critiqué, j’ai éprouvé de la sympathie pour ce petit bonhomme gesticulant, monté sur des talonnettes à ressorts.

Je n’en dirais pas autant de son équipe ministérielle de bras cassés ou de Pieds-nickelés (au choix), à commencer par le premier, François Fillon, à la tête d’ordonnateur de pompes funèbres (je n’ai rien contre cette honorable corporation toute aussi utile qu’une autre dans la vie, surtout à la fin). Souvenons nous des « Guignols de l’Info » le montrant, lors de la présentation en bière d’un soldat français, tué en Afghanistan, le président Karzaï à côté, qui lève les bras au ciel, en criant : « Mon Dieu, le mort est sorti de son cercueil ! »). Quant au reste, ll ne vaut pas mieux, avec pourtant une belle mention à Nadine Morano, ministre de deux ou trois trucs, qui, par sa vulgarité, a bien été remarquée dans l’étal. Elle, au moins, pourra toujours, en cas de chômage prolongé - ce qui serait étonnant car ces dames et ces messieurs, battus, toucheront leur paye plein pot durant cinq ans, le temps peut-être de se refaire -, ouvrir une poissonnerie (avec la pub que lui ont faite, là encore, les « Guignols », elle sera assurée d’avoir toujours un stand bien achalandé). Mais il y a des éternels défaitistes pour dire qu’elle a fait perdre à son chef de file bien aimé des milliers de voix. D’elle, nous avons eu cette aveu - lors d’un procès intenté à un journal - que, dans les aérogares, les ministres, s’ils sont soumis au contrôle comme tout le monde, passent néanmoins par un salon particulier. Est-ce vraiment de bonne démocratie, ça, lorsqu’on sait  qu’une des fières devises de notre chère République est l’égalité entre tous les citoyens ? Bah, comme disait Coluche, il y en a de plus égaux que d’autres.

Que dire du successeur de Sarko ? Voilà que le personnage suscite bien des réserves. Il est rose, certes, couleur de la jolie fleur de son parti depuis Mitterrand, mais d’aucuns le voient rouge vif, c’est-à-dire, horreur, communiste. Et là, beaucoup se mettent à trembler pour leur cagnotte. Va-t-il venir soulever notre matelas pour y rafler quelques euros précautionneusement dissimulés ? Ou glisser la main sous la pile de draps de nos armoires dans la même misérable intention ? A moins qu’il ne se mette à la recherche d’une lessiveuse, pieusement conservée et pleine de biffetons, pour finir par le très moderne coffre-fort ? Tiens donc, et ceux qui ont préféré l’escapade suisse, belge, au Luxembourg, Liechtenstein, Saint-Martin, Jersey et Guernesey, ou autres ilôts accueillants ? Mais, il semble que son prédécesseur leur ait bien indiqué le chemin, et que beaucoup l’ont emprunté. Alors ?

Autre procès à notre nouveau chef d’Etat : l’immigration. Il parait qu’il va l’augmenter et donner le droit de vote aux étrangers. Possible, mais s’il n’y en avait pas déjà quelques millions, invités, surtout depuis un nommé Giscard, flanqué d’un certain Chirac (étaient-ils de gauche ?) au nom du « Regroupement familial », pourrait-on dénoncer la manœuvre projetée ?  Et qui sont ces étrangers si indésirables ? Hormis les clandestins - on n’en sait pas d’ailleurs le nombre exact -, n’y a-t-il pas les quelque 200 000 immigrés,  légaux entrés, chaque année, dans notre beau pays, depuis cinq ans, c’est-à-dire au cours du règne du petit Nicolas qui vient de céder son trône à l’encore, malgré son régime minceur, grassouillet François ? Valérie, fais gaffe, ton homme reprend du poids.

Mais étrangers, en quoi et comment ?  En la seule vertu d’un carton plastifié sur lequel est inscrit nationalité “ française ”? Ne serait-ce pas un peu court ? Alors, prenons pour exemple deux Sénégalais, de Dakar précisément : l’un Français, parce qu’il peut présenter une pièce qui le souligne, l’autre étranger parce qu’il n’a pas la même preuve d’appartenance nationale. C’est tout ce qui les différencies ? Excusez, mais à l’heure où l’on nous parle de biologie et d’analyse génétique, voilà qui est bizarre; car que vient faire une mention  sur un bout de papier au regard de caractères inscrits dans le sang ?  Ne serait-ce pas disciminatoire et, circonstance aggravante, raciste que de le méconnaitre ? De quel droit priver un individu de ses racines au nom d’un principe prétendument républicain ? Tiens, à propos, cette histoire, ressortie, le 3 avril, par Béatrice Schönberg, sur la 2, titrée « L’enfance volée de Marie-Thérese » : En 61, le premier ministre de de Gaulle, Michel Debré, ne trouvait rien de mieux, afin de relever le déficit démographique de la Creuse, que d’aller enlever à leurs parents, à La Réunion, quelques centaines d’enfants, comme des animaux de reproduction à placer dans des fermes. Qu’était-ce sinon une véritable déportation, digne de la période esclavagiste, ou encore celle tant reprochée aux régimes dictatoriaux, nazis, fascistes, communistes, etc., qui foulent aux pieds les fameux droits de l’homme dont, parait-il, la France est garante ? Les kidnappés, parmi eux  justement Marie-Thérèse, bien âgée maintenant, qui témoigne dans l’émission, tentèrent un procès qui tourna en eau de boudin.

L’insécurité est sur le tapis aussi. Va-t-elle croître avec le nouveau président ? C’est ce que ses adversaires clament. C’est possible, mais alors qu’est que ça va être parce qu’il semble que, sous Sarko, ça marchait pas mal, ça : on n’a jamais tant volé, violé, enlevé, trucidé, abattu, martyrisé, escroqué, trafiqué, barboté des portables, tiré les sacs des vieilles dames qu’au cours de son quinquennat. Signe des temps peut-être. Du coup, les policiers, surtout les chefs syndicalistes, en  profitent pour réclamer des effectifs supplémentaires et, bien entendu, une amélioration substentielle des salaires. 

Il est exact que les “quartiers difficiles” absorbent de plus en plus de flics et qu’il faut bien y faire face. Mais alors, le Kärcher promis, il vient ou il vient pas ? Et là, on en revient fatalement à l’immigration, cette pelée, cette galeuse, cette tondue. Oui, mais encore et pourquoi avoir été, aux quatre coins de la planète, arracher des gens à leur terre natale et à leurs mœurs, les vouant à une totale déculturation, les rendant ainsi incapables de s’intégrer en leur nouveau et mille fois si différent milieu, les transformant, par avance, en délinquants, traficants, voire en meurtriers ? Il est là le crime des gouvernements successifs de la France depuis 1945; ce qui fait, comme disait, jadis, de l’Italie le prince de Metternich, que celle-ci n’est plus, aujourd’hui, qu’une « expression géographique ». Et toute l’Europe va y passer, ce qui était bien le but de la deuxième guerre, voulue et déclenchée sans vergogne par les financiers mondialistes qui n’ont jamais assez de fric dans leurs bas de laine, quitte à faire crever le reste de l’humanité. L’affaire va bon train. Ne vous inquiétez pas, ils ont les moyens de parvenir à leurs fins, n’étant pas à quelques millions de morts près. Ne sont-ils pas coutumiers du fait ? Ne tourne t-on pas un peu autour du pot, en ce moment avec l’Iran  et la Syrie pour faire plaisir à Israël qui se dit menacé ? Sarkozy avait assuré l’Etat hébreu de son soutien. Son successeur ne serait-il pas poussé à en faire autant ? Ne sont-ils pas d’ailleurs tous deux d’origine juive ? Peut-être est-ce pour cette excellente raison que le nouvel Elyséen a cru bon, après l’ancien, de déclarer avec force qu’il combattrait toute forme de racisme et d’antisémitisme. Normal, puisqu’il l’est, n’est-ce pas ?

J’ai assisté, à la télé, le 15 mai, à la cérémonie de passation du sceptre républicain (???). Souvenirs mémoriels : Jadis, dès l’école primaire, on apprenait aux garçons et aux filles - séparés, en ces temps-là, ce qui n’était pas plus mal et même mieux - le nom  des « 40 rois qui, en mille ans, ont fait la France. » Il aura suffi de cinq républiques, l’actuelle étant la plus pernicieuse, et moins de deux  siècles pour la défaire. C’était programmé. Mission accomplie ! Garde à vous ! Présentez armes ! Envoyez les couleurs ! Marseillaise ! (Très belle marche - devenue hymne - surtout lorsqu’elle est interprétée par les chœurs de l’Armée rouge, car les Français ont la réputation solidement établie de chanter en chœeur... séparément). Le drapeau bleu, blanc, rouge a fait aussi jaser ces temps derniers. Il parait qu’on n’en comptait guère à la Bastille, le soir du 6 mai, tandis que bien d’autres couleurs flottaient au vent. Pas de quoi en faire un drame car ce symbole n’a plus, de nos jours, la haute et fière portée de jadis. On peut toujours le regretter - l’auteur de ces lignes le premier -, mais quand la nation, dont ils étaient la flamme, accepte de se diluer dans la diversité ethnique, quoi faire ?

J’aurais aimé, à l’heure des adieux - qui ne furent pas aussi déchirants que ceux de Fontainebleau après Waterloo - voir le nouveau chef d’Etat, au lieu de rester planté sur le perron de l’Elysée et échanger une brève poignée de main  avec l’ancien, l’accompagner jusqu’à sa voiture et le saluer d’un petit geste. C’eût été d’une belle élégance, presque chevaleresque. Bravo, en revanche, à leurs dames -  la “ régulière “ et “ l’irrégulière ” -  qui, elles, se sont gentiment bisées. Et Carla  ne m’a pas paru plus triste que ça de quitter les lieux. S’y languissait-elle ?

Pour conclure et me tenir à l’écart de tout procès d’intention, je me garderais bien, en mon âme et conscience, de dire que Hollande va faire tout mal ou tout de travers, parce qu’il est de gauche. Non ! Au fait, qu’est-ce que ça veut dire, ça, avec son pendant de droite ? Voilà des années que j’observe ces deux machins-chouettes et je n’y ai pas encore vu grande différence : un peu  plus de ceci par-là, un peu  moins de cela par-ci. Si quelqu’un, plus sagace que moi, voulait m’éclairer,  j’en serais fort aise. A vos plumes !

 

                                                                                            L’oursin

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