La belle et méritée déculottée de l’UMP

Publié le par l' oursin

Ils n’en finissent plus de pleurnicher, les m’as-tu-vu de la droite. Je ne sais si ça vous fait de la peine, mais moi ça ne me tire pas une seule larme. Au fait de quoi se plaignent-ils ? D’avoir dû laisser leur job, c’est-à-dire leurs prébendes, plus précisément encore, leur fric - appelé, pour faire chic, indemnités - à la gauche ? Et alors, n’est-ce pas démocratique ? Puisqu’ils nous bassinent avec le mot, pourquoi ne pas l’accepter comme faisant partie de l’ordre des choses ? Le hic, c’est qu’ils n’admettent pas à devoir, de temps en temps, céder leur sinécure. Drôles de démocrates, dites donc. 
Personnellement, comme je me fiche comme d’une guigne de leur état d’âme et que droite et gauche pour moi c’est l’avers et le revers d’une même (fausse) médaille, je ne vois pas pourquoi je me désolerais de leur infortune. Voilà des individus qui se fichent du populo depuis des lustres, nous appellent à la rescousse à chaque élection, jurent qu’avec eux - ou elles - ce sera mieux, et c’est de mal en pis. Normal puisque cela découle du même système pourri. Et, à chaque coup, on plonge. Aussi, pourquoi se gêneraient-ils, hein ? Elections, piège à cons ! 
N’allez pas croire que je suis innocent et que je me suis toujours tenu éloigné des urnes. Au moins, je ne me suis jamais fait d’illusions, et c’est souvent par amusement que j’ai été, comme ils disent « accomplir mon devoir de citoyen ». Je n’y ai pas manqué, ni à la présidentielle ni aux législatives. Pour qui ai-je voté ? Puisqu’il est écrit, dans les lois de notre peu reluisante république,  « secret », je ne vous le dirai pas. Ah ! si pourtant, un aveu : je me réjouis de la déculottée de cette fumeuse droite parce que ses représentants me courent sur le haricot depuis belle lurette, et qu’ils sont aussi nazes que leurs opposants, tout en se croyant supérieurs. Et j’en profite pour saluer feu Guy Mollet, auteur de « la droite la plus bête du monde. » Et qui le démontre amplement. 
Il y a aussi l’extrême droite, mais qui ne veut pas qu’on l’appelle comme ça, parce que c’est très méchant. Alors que disent-ils ? « Droite nationale ». Droite nationale, mon Dieu, ma chère ! Faut reconnaitre que c’est Le Pen, Jean-Marie, qui l’a sortie de la vase, dans laquelle elle croupissait, en créant, en 72, le Front national. Oh ! il n’est pas à l’abri de tout reproche, le Menhir ( je ne sais qui lui a donné ce titre, mais c’est pas mal trouvé, le mec ayant fait preuve de pertinence, de solidité et sorti pas mal de vérités, dénoncées comme des “dérapages”). Sa fille, pour l’excuser, le dit aussi et prend le contre-pied de ses déclarations afin d’effacer la mauvaise impression que cela fait sur l’opinion publique. Aussi a-t-elle transformé le Front national en « Rassemblement bleu marine ». Et, pour aller plus loin dans son aggiornamento, à la manière d’un Fini en Italie, elle “dédiabolise” et vire ceux qui ne lui plaisent pas à tour de bras. Connaissant la propension des Français-Françaises à « changeons les choses mais pas trop », cette position lui vaut un certain succès, ses scores électoraux le prouvent. C’est de bien peu qu’elle a raté Hénin-Beaumont et, du coup, son entrée à l’Assemblée nationale où elle aurait pu jouer à ce quelle aime tant, la mouche du coche. Son compagnon, Louis Aliot, s’est fait rétamer, lui aussi, plus largement, dans les Pyrénées. Ce brave garçon, Juif sépharade, fait des pieds et des mains auprès de ses coréligionnaires pour qu’ils apportent leur soutien à sa bonne amie. En vain, malgré les déclarations répétées de la dame sur « le sommet de la barbarie nazie à l’encontre des israélites. » Pour se consoler, elle pourra toujours donner des conseils à Marion, sa petite nièce, brillamment élue, elle, dans le Vaucluse, sur la façon de pousser des coups de gueule. La petite fille de Jean-Marie est accompagnée de Me Collard, avocat au barreau, à la télévision, à la radio et dans toute la presse bien pensantes, qui a annoncé qu’il allait « montrer ses couilles ». On veut bien mais, sans être vieux, le cher maître n’est pas un perdreau de l’année, aussi peut-on craindre que les “bijoux” qu’il veut exhiber ne soient plus de première fraïcheur. En tout cas, avec deux élus pas de quoi renverser la République, plus bananière que jamais et « sauver la France ». Ah ! les braves gens, ils ont tous un projet pour elle, mais sans plus de précision. C’est comme au resto, la « surprise du chef » au dessert. Et que tous aiment à chanter La Marseillaise et agiter des petits drapeaux tricolores avec frénésie. Si ça les amuse qu’ils continuent, mais la réalité est toute autre, la France n’étant plus qu’une simple « expression géographique » du fait qu’elle n’a plus aucune homogénéité ethnique, si tant est qu’elle en ait jamais eue. J’ai failli dire“raciale” mais je me suis repris et j’applaudis à la prochaine réforme de notre Constitution qui veut supprimer le mot “race” Bravo, ainsi, il n’y aura plus de racisme que l’on nous sert et ressert jusqu’à plus soif. Faut pas s’arrêter en si bon chemin et enlever “sexe”, pour ne plus entendre parler de “sexisme”; mais là ça va en emmerder quelques-uns... et unes ! Et étendre le truc à “crime” pour nous débarrasser des criminels plus sûrement que nos tribunaux; puis “vol”, “escroquerie”, “agression”, “viol”, etc. Ainsi, démontreront-ils toute la puissance de leurs neurones, nos législateurs. Allez, que la toute nouvelle Assemblée se mette au travail fissa.
Quelques pontes de droite et assimilés ont mordu la poussière, les pauvres. Claude Guéant par exemple, ex-ministre de l’Intérieur, qui s’est ridiculisé avec l’expulsion des étrangers, dont pourtant sa politique, avec celle de ses amis, a contribué à les faire entrer par dizaines de milliers ! Et Nadine Morano, à qui on a envie de dire : « Sois polie si tu n’es pas jolie ! ». D’aucuns l’avaient baptisée « La poissarde de la République ». Ce sont les Guignols de l’info qui vont être frustrés, c’était une de leurs vedettes préférées. Elle, son “recyclage” est tout trouvé : une poissonnerie où elle ne manquera pas de chalands pour l’entendre éructer, battant, à plates coutures, les plus vulgaires marchandes de poissons de Marseille, d’ailleurs en voie de disparition. Elle les fera revivre pour la postérité. On va la plaindre peut-être, elle, qui a fait virer une vendeuse d’une grande surface de Nancy pour une mauvaise plaisanterie, qui a intenté un procès à un journal lorrain pour avoir écrit qu’elle ne se faisait pas contrôler dans les aéroports. « Faux, avait-elle contesté, les ministres y passent aussi, mais dans un salon particulier. » Tiens donc, c’est bien démocratique, ça, un salon particulier, quand on nous rabâche que tous les citoyens sont égaux ? Dommage que Fillon, magnifique dans son rôle de croquemort, ne l’ait pas accompagnée. Mais, rassurez vous, il prépare une autre élection. Quand je vous dit qu’ils se foutent de notre gueule... 
Allez, ni fleurs ni couronnes, adieu !
                                                                                         L’oursin

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