Holà ! les Franchouillards !

Publié le par l' oursin

Allez, en ce début d’année, à l’heure des bonnes résolutions, rarement tenues, on va un peu rigoler et nous moquer, le plus gentiment du monde, de ces Français qui paraissent ne pas avoir bien compris que l’Histoire a tourné et qu’il serait temps de s’en apercevoir.
 On ne peut en vouloir à ceux - et à celles - qui croient encore à la patrie, un noble et beau sentiment, que j’ai d’ailleurs partagé naguère, mais qui, hélas - oui hélas - n’est plus d’actualité.
 Une patrie c’est quelque chose de chair et de sang. Quand est-il, aujourd’hui, de la France, quand celle-ci est ouverte à tout-venant, lorsque « toute la misère du monde » arrive et s’y installe, tout bonnement parce qu’on l’y invite ?
 On nous répète que la France s’est construite avec des hommes - et des femmes, bien sûr - de toutes origines. Oui, mais Européens, ce qui n’est jamais précisé par ceux qui nous chantent l’air de l’harmonie. C’est ainsi, nous  croyons l’avoir dit, mais il est bon de le répéter, que, de pluri-ethniques, le pays est devenu multi-racial, ce qui change tout. On pouvait très bien se satisfaire de la présence d’Italiens, d’Espagnols, de Hollandais, de Polonais - vite appelés avec mépris “ Polaks ”. Ces derniers, surtout dans le Nord, travaillaient dur, très dur, dans les mines de charbon - emploi dédaignés par les fiers descendants des Gaulois. 
 Dans le Sud-Est, ce sont les “ Ritals ” qui se sont attelés aux plus rudes tâches, faisant surgir, des maquis, de biens belles bâtisses, grâce à leur habileté, à nul autre pareil, dans le maniement de la truelle. Pourquoi, diable, a-t-il fallu étendre ça à la terre entière ? Parce que la Révolution de 1789 est passée par là, en instaurant la démocratie, ce machin-chouette, qui devait faire notre bonheur, mais qui s’est vite transformé en malheur car, de fil en aiguille, le truc est devenu ploutocratique. En clair, plus de monarque, mais pognon-roi ! Etait-ce alors bien la peine de jeter bas la monarchie ? Celle-ci, comme on l’enseignait jadis, dans les lexiques, avait, avec ses « quarante rois, en mille ans, fait la France ». Il a fallu cinq républiques et moins de deux siècles pour la démolir. Consolation, si l’on veut, c’est toute l’Europe qui est parterre. La guerre de 14-18 lui en a fichu un sacré coup, la deuxième l’a achevé. Seul îlot de résistance - pour combien de temps ? - l’Europe de l’Est, bien tenue par Poutine et, en second plan, Angela Merkel. Le premier est un pur produit du KGB - dont il fut colonel -, ce qui en fait un redoutable politique, ne se laissant pas impressionner par des morveuses genre Poussy riot, qui ne trouvèrent rien de mieux que d’aller, moitié à poil, dans une église, l’insulter (en France, nos évêques conciliaires les eussent bénies); il a foutu deux de ses minettes dans une maison de correction, au grand dam des Américains et de leurs caniches Européens; la seconde, née en RDA a, peut-être, appartenu à la Stasi - ça crée des liens -, ce qui fait, de ce couple, tout autre chose que nos piètres chefs d’Etats occidentaux, qu’ils soient de droite ou de gauche, dont d’ailleurs je n’ai pas encore bien perçu la différence. 
 Puisqu’il en est beaucoup question, je ne pense pas que le rusé Russe porte, au fond, une sincère affection à Depardieu - en attendant Brigitte Bardot -, mais, fin bretteur, il est certainement heureux de jouer un bon tour à ses collègues de l’Ouest, empêtrés dans leurs contradictions et leurs basses manœuvres, démontrant leur incommensurable sottise. Une idée : si au lieu d’inviter les Français à devenir éventuellement citoyens russes, il venait, sur place, régenter leur pays, en compagnie de la dame de fer du coin, la chancelière allemande, nouvelle Grande Catherine, ne serait-ce pas de bon aloi ? A eux deux peut-être réussiraient-ils à unifier une Europe qui s’est refusée à Napoléon puis à un certain Adolf, hélas !
 Dans tout ce fatras, la Fraaance ( à prononcer la voix vibrante ) que devient-elle ? C’est bien la plus mal lotie du paquet, et ça ne date pas d’aujourd’hui parce qu’il y a la gauche. Avant celle-ci, n’avait-elle pas  « la droite la plus bête du monde » (dixit Guy Mollet). Regardez-la, cette fumeuse droite, se démener parce qu’elle a perdu le pouvoir et, surtout, ses prébendes. Ses zélateurs, en larmes, n’en peuvent plus, qui chialent et trépignent de rage, cherchant plein de poux - qui n’en manquent pas d’ailleurs - dans la tête de leurs successeurs. Comme s’ils n’étaient pas du même acabit, éjectés du même moule ? Pour les consoler, les médias, notamment la télé, les invitent à tour de rôle. J’en prends deux ou trois au hasard : ce petit bêcheur de Laurent Wauquiez par exemple, type même du fifils à papa, friqué, qui doit, pour le five o’clock, dans les salons de thé, lever sa tasse le petit doigt en l’air; en compagnie sans doute de Nathalie Kosciusko Moricet (N.K.M) ou de Valérie Pécresse, dont on cherche, vainement, sur le visage, un quelconque signe d’éveil. Elle partage ça avec ses collègues niçois Christian Estrosi et son pote Eric Ciotti. L’harengère Nadine Morano fait, bien entendu, partie du lot (vous pouvez compléter le tableau si cela vous chante).
 Quant à Marine Le Pen, elle n’est pas en reste qui continue à s’égosiller : la France ! la France ! la France ! et de rabâcher “ mon peuple ”. Comme s’il n’y en avait qu’un dans l’Hexagone. Allons donc, il se bousculent entre Africains, Malgaches, Chinois, Arabes, Juifs, Turcs, Kurdes, Afghans, Indiens, Roms, etc., qui étouffent une poignée de descendants de Vercingétorix, en agitant, dans les réunions publiques, des drapeaux bleu, blanc, rouge et braillant, dans les gradins des stades également, La Marseillaise, tandis que, sur la pelouse, deux ou trois leucodermes tentent de percer au milieu d’un tas de mélanodermes. Alors, faut bien en tirer, aussi douloureux soit-il, la conclusion que la France, « la France éternelle », comme disait l’autre, c’est bel et bien fini qui n’est plus qu’un conglomérat aussi divers que varié, comme l’a dit un jour, avec raison, Eric Besson, alors ministre de l’Emigration.
 Chez l’héritière de la dynastie Le Pen, il semble qu’il y ait du tirage dans le « royaume », et que des dissensions, sinon des fissures, apparaissent, bien remarquées par le patriarche, notamment au sujet du mec dont les dents s’allongent furieusement, Florient Philippot. Cela ne saurait plaire à tout le monde, d’autant que le personnage est issu de la célèbre boîte, rejetée naguère par le FN “ historique ”. La fifille est en train de se faire phagocyter. Et c’est lui qui lui écrit ses discours. Le “ vieux ” n’en avait pas besoin, il savait très bien se débrouiller tout seul dans cet exercice. Oui, si Marine a la carrure du papa, elle n’en possède pas l’envergure intellectuelle; elle sait pousser des “coups de gueule ”, ce qui ravit ses fans, pas difficile à contenter, mais elle n’a pas la facilité d’élocution et l’art des dérapages - contrôlés ou pas  - de son géniteur. Ce qu’elle vise, et cela se remarque de plus en plus, c’est de s’insérer totalement dans le système, où elle a déjà un pied, piaffant d’y mettre les deux. « Minute », classé à la droite extrême, a souligné que les gays y prennent généreusement leur pied. Mais le lobby juif, devant lequel Marine multiplie les ronds-de-jambe, se fait toujours tirer l’oreille, malgré les efforts méritoires de son compagnon Louis Aliot, faisant jouer, lui, à fond sa propre judaïté, sans encore avoir réussi, malgré ses nombreux déplacements à Tel-Aviv, à ébranler l’hostilité de ses coreligionnaires, C’est que l’ombre de Jean-Marie, dénoncé comme anti-sémite, doit toujours y planer.
 Tout cela posé, pour en revenir à notre sujet initial, la France, « la France seule », comme disait Charles Mauras, c’est terminé. Cette prétentieuse notion pouvait avoir quelque valeur à son époque, c’est-à-dire au commencement du siècle dernier, et que tenta de ressusciter avec sa Révolution Nationale le brave Pétain. J’ai grande estime pour sa mémoire, mais je ne me sens pas d’entonner « Maréchal nous voilà » ( fort belle musique, mais paroles cucu-la-praline ) que chantaient avec conviction des milliers de Français ).
 Je répète que j’en suis désolé, mais le drapeau, auquel je fus attaché, n’a plus l’attrait qu’il eut jadis sur ma modeste personne, tout en respectant ceux qui veulent y croire encore. Pas plus que les autres emblèmes dits nationaux, tricolores ou pas, car ils s’avèrent dépassés. Nous sommes loin, très loin, de ces étendards qui firent l’objet d’un culte - peut-être démesuré - de la part de foules immenses : le drapeau rouge à la faucille et au marteau et son concurrent à la croix gammée - pour lesquels des millions d’hommes sont tombés. Mais, et c’est une évidence, leurs pâles successeurs ne font pas vibrer.
 Que reste-t-il à sauver maintenant, si cela est encore possible, ce qui semble bien aléatoire, mais on peut toujours espérer, voire rêver, la boîte à Pandore ne nous y invite-t-elle pas ? L’Europe, la grande, la vraie, mais il serait plus que temps d’y penser et, surtout, de passer à l’œuvre. Toutefois, ce n’est pas, avec nos nains politiques, vibrionnant, que nous y parviendrons. Ceux qui, jadis, y ont essayé avaient une autre envergure : Napoléon, Hitler, pour ne citer que les moins éloignés dans le temps. Et, des types de cet acabit, on n’en voit guère aujourd’hui, sauf peut-être, mais de volume moins large, Vladimir Poutine. Rien pourtant ne nous indique qu’il en soit incapable.
 Nous sommes, majoritairement, à nous plaindre de l’invasion étrangère. A juste titre, en oubliant que ce sont, non des hommes de gauche, comme la  droite s’évertue à nous le ressasser, mais le résultat d’une politique soixantenaire et, plus récemment, celle de Giscard et de son compère Chirac qui ont instauré le « Regroupement familial », imités par leurs suivants. Comment les Français, gens intelligents dans toutes les matières et qui le prouvent par leur capacité à étudier, créer, travailler, chercher, produire, inventer, perfectionner les techniques modernes, peuvent-ils se laisser aller à se donner des dirigeants aussi minables (on peut bien employer le mot, Ayrault nous l’a servi à propos de Depardieu)? Mystère et boules de gomme.
 Puisque nous en sommes à nous lamenter sur l’immigration massive, celle-ci ne peut-elle être inversée ? Oui, mais pas aussi longtemps que nous nous offrirons le luxe de tenter le coup à l’échelle hexagonale. C’est toute l’Europe qui doit s’y lancer, car la France elle même n’y parviendra jamais, surtout avec des politiciens, plus préoccupés par leur bien-être personnel - ils le prouvent - que par les aspirations populaires. Voilà bien pourquoi la construction de la Grande Europe - pas celle que nous avons évidemment - est indispensable. Si elle existait, c’est avec les Etats arabes et africains, par un renversement d’alliances, qu’elle pourrait traiter, en envoyant se faire lanlaire Washington, ses alliés des émirats et, bien entendu, le tireur de ficelles Israël. 
 Possible, oui, en tout cas pas avec des mazettes, mais avec un chef, un conducator, un lider-maximo, un duce, bref un Führer, quoi !
                                                                                                                                     L’oursin
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