Gauche moisie, droite pourrie !

Publié le par l' oursin

ll y a certainement de braves gens, sympas et tout chez les uns comme chez les autres. Mon propos n’est pas de les fustiger individuellement. Et chacun, puisque nous sommes en démocratie (allons donc en ploutocratie), pense ce qu’il veut. Et vote de même. Non, ceux que je vise, ce sont les élus, les grossiums, les importants, du moins ceux qui se le croient, notamment les parlementaires, députés et sénateurs. Eux, ils se foutent de notre gueule dans les grandes largeurs. Alors, suivez moi, mais libre à vous de stopper net, le cas échéant, ce qui peut être dommage car il se pourrait qu’au détour d’un mot ou d’une phrase vous m’approuviez. 

Comment les « Françaises-Français » ne se sont-ils pas encore aperçus que leurs chers élus ne le sont pas pour les servir, comme ils disent dans leurs discours électoralistes, mais pour se servir, ce qu‘ils font largement ? Il n’y a qu’à voir leurs indemnités et le nombre des ministres, on ne sait plus où les caser. Ce n’est pas nouveau, certes, mais ça s’aggrave. Depuis l’élection présidentielle de mai 2012, qui a vu la victoire de la gauche, ce sont de chaudes larmes que verse la droite pour nous inviter à la plaindre. Et de dénoncer ses successeurs par un flot de messages avec cette recommandation : « A diffuser largement. » Eh bien moi, je les mets à la corbeille illico, car j’estime que je n’ai pas à leur venir en aide. Et s’ils ont perdu les élections, c’est leur faute, ils l’ont bien cherché. Tout est bon pour jeter l’anathème sur les socialistes, entre autre le vote des étrangers. Mais, dites donc, si ces étrangers n’étaient pas là, aurait-on besoin de brandir le danger de les voir élire ? Ce n’est pas la gauche - elle n’était pas au pouvoir - qui les a faits entrer massivement, mais MM. Giscard, président de la République et son premier ministre Chirac - deux hommes de droite -, en instaurant, en 1975,  le  Regroupement familial. Alors, vous comprenez pour quoi je n’ai pas la moindre envie de pleurer sur son sort. D’ailleurs, sont-ils si malheureux que ça les battus des législatives qui ont suivi la présidentielle ? Ils jouissent encore de leurs indemnités - bien grasses - pendant cinq ans. Quel licencié de sa boîte, quel chômeur, quel clodo, quel modeste retraité, peut en dire autant ? Autre argument massu de nos « droitiers » : la sécurité. Ah bon ! parce qu’elle était assurée avec Sarkozy ? Sous son règne, on a compté 200 000 entrées clandestines par an, des gens venus grossir la délinquance parce que réduits à la précarité, à la misère. Et ça continue car, évidemment, ce n’est pas Hollande et ses pieds-nickelés qui vont régler l’affaire. Tout bonnement parce qu’on est dans le même système pourri, où plus rien ne tient debout. Et ce n’est pas en multipliant le nombre de policiers et de gendarmes que les choses s’arrangeront; au contraire elles s’aggravent et s’aggraveront encore, parce que ce n’est plus une simple question d’effectifs et de moyens matériels qui résoudra le problème. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, peut toujours rouler des mécaniques en faisant le gros méchant et jurer qu’il va y mettre bon ordre, autant en emporte le vent. Ses prédécesseurs, place Beauvau, en remontant jusqu’à Sarkozy, employaient le même langage. Chaque fois qu’il y a un carbonisé dans une bagnole, ou un dézingué à la “kalnac” (presque tous les jours), on envoie une ou deux douzaines de flics pour « rétablir la paix ». Et le petit jeu recommence, dès le lendemain. Alors que fait, au Mali, l’armée française ? Ne serait-elle pas plus utile dans le cinquième arrondissement de Marseille et dans le 9-3 ? Au fond, c’est heureux que les dealers  règlent leurs comptes entre-eux, ça nettoie et ça revient moins cher que les frais de justice et d’emprisonnement. Tiens, arrêtons nous un instant sur les décisions des tribunaux et, particulièrement, les assises. Qu’est-ce que ça veut dire, dans des affaires, généralement sordides, ces condamnations à perpétuité - surtout les assassinats -, assorties d’une peine de sécurité de vingt ou de vingt-deux ans ? C’est tricher avec le condamné lui-même (dénoncé, dans un livre, par un ancien détenu, Claude Charme). Quant à la perpétuité, permettez moi de hausser les épaules, car il y a que ceux au tombeau pour la connaître, perpète. Et ces condamnations à la prison, assortie de possibilité de sorties anticipées si bonne conduite, n’est-ce pas, là encore, se moquer du monde ? Tu prends dix ans, mec, mais, si t’es sage, tu n’en feras que la moitié et même moins. Et le pauvre type est berné. Ne serait-il pas plus honnête de lui dire : « T’as cinq ans, tu les feras ! ». Et la dureté de l’incarcération pourrait entrainer moins de rigueur dans les sentences. Au lieu de quoi, on s’efforce à “ humaniser ” les peines, quitte à faire des prisons ce qu’on appelle, à tort, hôtel  “Quatre étoiles”. Pourquoi des années de taule “ tout confort ” quand quelques mois suffiraient à amener le fautif à réfléchir ? On en est, maintenant, à prévoir des “chambres d’isolement ” où le gus peut recevoir gratos des gâteries intimes que, dehors, il serait obligé de payer auprès de filles, souvent chargées elles-mêmes de famille, c’est-à-dire d’un ou de plusieurs macs ? Mais le bon peuple, formaté à souhait, réclame toujours plus de “bleus” dans son quartier, voire un CRS devant sa porte, afin de permettre aux petits maris de vivre pépère avec leurs bobonnes et les mioches. Voilà qui ne peut que faire plaisir aux galonnés qui foisonnent dans la maison Poulaga, tandis que la piétaille stagne; et aux chefs syndicalistes, de droite, de gauche ou du milieu, là aussi, de promettre, à la manière des politiciens, du bonheur plein la vie. Au fait, y avait-il des syndicats, naguère, chez les policiers ? Et y en a-t-il chez les pandores ? 

Cela posé, n’accablons pas les flics, victimes également du désordre ambiant, pas plus d’ailleurs que les magistrats qui ne font qu’appliquer les lois, pondues dans les officines parlementaires. Et, s’il y a un responsable c’est bien le législateur -  577 députés et 348 sénateurs, ce qui fait le doux total de 925 bonshommes - et bonnes femmes - qui se gobergent à notre santé. Et vous entendez leurs cris de douleur lorsqu’on parle de s’attaquer au cumul des mandats (projet abandonné) ? De Gaulle voulait supprimer le Sénat, signe qu’il n’avait pas que de mauvaises idées, Mongénéral.

Revenons à l’insécurité qui taraude le citoyen lambda. S’il est exact que les délits divers - et crimes - sont généralement commis par une catégorie dite “ethnique”, faudrait s’interroger sur leur nombre et leur présence, en reposant la question de qui les a invités (revoir plus haut). A partir de l’instant où l’on fait appel à des populations d’une toute autre culture que celle de souche pour peupler un pays en déficit démographique, faut-il s’étonner que cela crée des problèmes de comportement, générateurs de conflits ? Ils ont été bien légers, borgnes, voire aveugles, les « Françaises-Français », en confiant leur destin à des maîtres si peu capables de les conduire. Ils le payent aujourd’hui. A quoi bon geindre et en appeler aux mânes d’un Vercingétorix ou d’un Charles Martel, pour se lancer dans une reconquista impossible - tout le monde ne s’appelle pas Isabelle la Catholique ? - Ceux qui le prônent, vous sortent des craques, à commencer par les partisans de la « France éternelle », à la tête desquels frétille  Marine Le Pen, qui sait pertinemment - ou qui feint d’ignorer - que la France n’est plus qu’un territoire ouvert à tous les vents... et tous venants. Ce qu’elle veut, la maligne, c’est décrocher un mandat qui lui ouvre les plateaux de télé pour y pousser des coups de gueule. Pour y parvenir, elle s’évertue à caresser les Français - ou ce qui en tient lieu - dans le sens du poil. Comme  elle les connait peu enclins aux idées révolutionnaires, qu’ils rejetaient le papa à cause de ses « dérapages », notamment antisémites (le plus grave), elle a assoupli son discours et  rangé au vestiaire tout ce qui est susceptible de heurter la sensibilité de « mon peuple », comme elle dit avec emphase. « Son peuple », oui da, mais lequel précisément quand on sait qu’il y en a trente six dans l’Hexagone. Voyons voir : le peuple de souche européenne, le peuple africain, le peuple chinois, le peuple malgache, le peuple arabe, le peuple juif avec ses deux rameaux, le sépharade et l’ashkénaze - qui ne s’entendent pas -, le peuple chinois, le peuple indien, sud-américain, turc, kurde, rom (liste non exhaustive) ? Si elle espère dégoter des descendants de Gaulois dans le tas, elle n’a pas fini de farfouiller dans tous les coins et recoins. Alors, ils me font bien marrer les journaux, comme Le Canard enchaîné, qui nous la représentent, casquée, bottée, bras levé, fasciste, quoi !  Non, elle n’est pas “ facho “, elle est bien tranquille, bien sage, bien proprette, elle porte du Chanel et se parfume au 19 de la même boutique, en bonne petite bourgeoise (dixit son papa). Bref, elle se reconnait dans les « valeurs de la république ». Alors bingo ! on vote pour elle, le but de l’opération. 

Elle a cependant un gros problème d’intérieur avec Florian Philippot, élevé au rang de vice-président du mouvement « Bleu marine ». En bon énarque (“espèce” tenue à l’écart naguère, du temps du FN « canal historique ») -, il joue au factotum, entendant ainsi tout observer, tout surveiller, tout voir, tout régenter; pas fainéant, il est partout à la fois : au four, au moulin, à la cave, au grenier, à la cuisine, au salon, sur la terrasse, dans le jardin, la salle de bain, au potager, au verger, au poulailler. Il n’y a que la chambre qui lui soit interdite, celle-ci occupée par Louis Aliot, le compagnon de la maîtresse des lieux, mais allez savoir si, un jour, il ne tentera pas d’en franchir le pas et de vider “l’intrus” hors de la couche “présidentielle”. 

Mais l’ubiquiste, commence à échauffer les oreilles à pas mal de monde. Par exemple, pour se faire élire, en Lorraine où il s’est parachuté, tout seul comme un grand, en vue de prochaines élections, évinçant des militants de longue date, manœuvre  qui a contraint la patronne à envoyer des missi dominici  pour ramener un peu de calme dans le landernau. A plus ou moins longue échéance, ça pourrait être la lutte finale. De là à appeler le vétéran Jean-Marie, comme jadis, en 40, un maréchal, pour réclamer l’armistice et faire don de sa personne au parti...

Bon, je parle, je parle, mais que suis-je au juste ? Vous vous posez peut-être la question, aussi vais-je faire mon outing. Non pour vous révéler mon orientation sexuelle, tant pis pour vous, vous deviez attendre ça avec gourmandise, mais mon positionnement  (le mot est nouveau, il vient de sortir de derrière les fagots par les intellos, jamais en retard d’une imbécillité prétentieuse), mais, pour moi, comme la droite et la gauche ne sont que l’avers et le revers d’une même pièce, du pareil au même si vous préférez, je me demande si je ne virerais pas franchement fasciste, et même un peu plus, si vous voyez ce que je veux dire... C’est affreux, je sais, mais j’assume. Et je salue Beppe Grillo et ses 5 étoiles en Italie.

Quant à Cahuzac pour terminer, cette question : A-t-elle toujours eu un comportement exemplaire, la droite qui joue les chevaliers blancs ? S’il fallait parler de toutes les histoires « d’argent qui salit, d’argent qui abaisse, d’argent qui avilit. » (dixit Mitterrand ) dans lesquelles elle a trempé - et trempe encore - je ne serais pas près de fermer cette parenthèse. 

Allez, à la prochaine !

 

                                                                                            L’oursin

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