Etrangers bien aimés

Publié le par l' oursin

De droite, de gauche ou du milieu, ces mecs et ces nanas - qui nous dirigent, sont des charlots à qui les Français-Françaises, auto-proclamés intelligents et malins, ont accordé le droit de dire ce que qu’il faut faire ou ne pas faire.  De Gaule, quoi que l’on pense de lui, avait fort bien qualifié ses compatriotes de veaux. Oui, car ce brave bestiau n’a pas la réputation de regimber et qu’il se laisse tranquillement conduire à l’abattoir : les urnes pour l’électeur moyen. Alors pourquoi, dites-moi, nos bouviers, élus et réélus, se gêneraient-ils, assurés qu’ils sont de retrouver leur place et leurs prébendes au soleil de la démocratie. Cela c’est, parait-il, le gouvernement du peuple par le peuple. Ceux qui y croient, ne voient-ils pas que cette belle formule a été remplacée par la ploutocratie, c’est-à-dire le pouvoir exercés par les puissances d’argent, et pas en petites coupures, s’il vous plait, non, en grosses et épaisses liasses, des financiers apatrides qui comptent leur fric par milliards de dollards ou d’euros ? Et ce sont eux qui donnent leurs ordres aux gouvernements dits “nationaux” et, bien entendu, aux médias censés nous informer ou, plutôt, nous formater.

Bon, allez, la présidentielle a opéré un changement de tête de pipe à notre chère République, mais ce n’est pas, par ce tour de passe-passe, que les choses vont s’arranger. Les législatives qui ont suivi, procèdent du même effet négatif pour le populo qui continuera à gémir... et à banquer. Le seul marrant de l’histoire c’est que la droite, « la plus bête du monde », selon Guy Mollet, jadis, qui n’avait jamais si bien parlé, a ramassé une veste mémorable qui la gêne terriblement aux entournures, la pauvre, ce qui me fait, moi, bien rigoler, car jamais tripotée n’a été si bien cherchée... et méritée ! Pour tenter de s’en remettre, elle nous inonde, sur le Net, de messages vengeurs vouant ses vainqueurs aux gémonies. Tout est bon, tout y passe...

Un des grands débats hexagonal du moment, enflé par les dernières affaires en cours : les étrangers. Ce sont eux les nouveaux « boucs émissaires », chargés de tous les péchés d’Israël et qui doivent être chassés du territoire, donc de France ! Comment ? Plus facile à dire qu’à faire. Or, ces gens seraient invités, par la gauche, à voter, lors  du renouvellement des conseils municipaux. Ah ! la garce, offrir cette possibilité à des étrangers que la bonne vieille droite a fait entrer par millions ! C’est pas avec Sarkozy qu’on aurait vu ça. A ceci près que, sous son règne, il est entré 200 000 clandestins par an. Vous n’avez qu’à multiplier par cinq - durée de son quinquennat - et vous obtiendrez un million de nouveaux arrivants, venus s’ajouter à ceux déjà installés et qui font des petits... en toute normalité. Installés par qui au fait ? Mais par Giscard, président - bien soutenu par son premier ministre Chirac - qui a créé, en 75, « le regroupement familial ». Ces deux zigs étaient-ils de purs et durs marxistes, des anarchistes, drapeau noir au vent, de redoutables gauchistes ? Poser la question c’est y répondre.

Alors, messieurs et dames de l’UMP, cessez donc de désigner, comme “inventeurs” de l’immigration, les socialistes. Non pour les défendre, mais pour fixer honnêtement les responsabilités premières de ce déferlement. Après quoi, la voie étant largement ouverte, il ne restait plus à Mitterrand, en 81, qu’à clamer : « Les immigrés sont chez eux chez nous ! ». Mais on sait, depuis beau temps, que les politiciens n’ont aucune pudeur; « pas de figure », comme disent les Pieds-noirs.

Alors, comme “ils” sont là, et faut bien faire avec, n’est-ce pas ? La gauche a tout intérêt à les garder puisque c’est leur électorat privilégié. Quant à la droite, plus courbe que jamais, ne font-ils pas son affaire qui lui permet de dénoncer vigoureusement « l’invasion extra-européenne »? Et comme la population est légitimement importunée par le comportement de ces bandes, elle joue sur du velours en dénonçant leurs violences, tout en masquant sa responsabilité, indéniable, dans cette affaire. J-F Copé, en tournée pour la présidence de l’UMP, en remet des couches sur ces étrangers qui se conduisent si mal, notamment les musulmans où, à Draguignan, dans le Var, « ils ont arraché le pain au chocolat des mains d’un jeune arabe sous prétexte qu’on ne doit pas manger durant le Ramadan » (sic). Pas de doute, elle est bonne, celle-là, elle valait le coup d’être inventée ! Ce contre quoi il s’élève, ce sont les attaques anti- Blancs. Juif, il fait partie de cette race (les Arabes aussi, soit dit en passant). Est-on sûr que ce n’est pas pour cette raison qu’il proteste plus que pour la couleur de sa peau ? Car il parait que l’antisémitisme progresse en France, alors vous comprenez, il faut le combattre ! Vrai que des synagogues sont visées, des boutiques kascher dynamitées et des cimetières profanés. Intolérable, d’accord. Simplement, comment se fait-il, lorsque des tombes chrétiennes subissent les mêmes déprédations, on n’entende pas tant de cris ? Dans notre bonne presse, une sépulture chrétienne saccagée donne lieu à quelques lignes dans la rubrique des faits divers; s’il s’agit d’un tertre musulman le ton monte et les autorités se précipitent pour exprimer hautement leur indignation; et si les vandales s’en prennent à une tombe israéliste, alors là, toute la nation est alertée, et tous les ministres - si ce n’est le chef de l’Etat en chair et en os -  qui convergent rapido-presto vers les lieux saccagés, flanqués des ministres de tous les cultes; et les imprécations fusent en direction des auteurs de cette abomination. Bravo, mais y aurait-il une graduation dans le sacrilège ? On dirait... Mais, au fait, ne serait-ce pas là une discrimination que nos tribunaux sont chargés de sévèrement réprimer ?

L’antisémitisme, le président - normal - entend le combattre « car, a-t-il asséné dans un beau mouvement des maxillaires, il n’y a pas de place pour l’antisémitisme ni le racisme dans notre République ! ». Tiens. c’est exactement ce que nous entendions chez son prédécesseur Sarko. Et avant encore chez “Chichi”. Et, n’allez pas vous imaginer que la chasse aux étrangers qui fait fureur, laisse indifférente une autre composante de la droite, dite extrême, représentée par Marine Le Pen, fille de son papa. A l’instar de ses concurrents, ne voulant sans doute pas être dépassée, à la manière des restos, elle en fait son “plat du jour” quotidien, en tapant furieusement  sur le halal, tout en oubliant curieusement le kascher (pratique d’abattage pas plus tendre que l’autre). Pas si étonnant que ça puisqu’elle cherche à se mettre au mieux avec le puissant lobby juif, sans l’appui duquel rien n’est guère possible politiquement en France. Ça ne plait pas beaucoup à Jean-Marie qui, lui, a une autre idée sur la question. Aussi, nombre de membres du FN “normalisés”, à leur tête Gilbert Collard, voudraient bien mettre le “Vieux” à la retraite définitive; d’autant plus que celui-ci ironise sur la nouvelle enseigne de la boutique.  “ Le Rassemblement bleu Marine”, dit-il, dans le « JDD » du 6/10 (repris par de nombreux journaux dont « Le Canard enchaîné ») sert à ceux qui ne veulent pas être au centre du réacteur. C’est pour les tièdes. Les chauds vont au F N !  On n’est pas certain que la présidente apprécie, mais comment contrarier son géniteur et, de surcroit, le fondateur du mouvement ? En attendant, finaude, elle a un truc pour faire des immigrés des “Français à part entière” : leur donner des noms bien de chez nous. C’est comme ça qu’un Mohammed pourrait s’appeler Maurice, et qu’une Aïcha devenir Annie. Riche idée qui pourrait inspirer les mahométans eux-mêmes lorsqu’ils seront au pouvoir, en retournant les choses : Annie en Aïcha, Maurice en Mohammed, etc. Une ministre ou sous-ministre, dont j’ai oublié le nom, s’adressant, un jour, à des jeunes noirs et maghrébins, leur avait conseillé, s’ils voulaient devenir des Gaulois, d’éviter de porter leurs casquettes à l’envers (???). Ben voyons, tout le monde -  Marine aussi - sait qu’un veau né, par mégarde, dans une écurie, deviendra, adulte, un pur-sang (arabe ?), un crack qui remportera toutes les courses hippiques. Et la police - surtout les chefs syndicalistes - n’en fait-elle pas un peu son beurre, de ses étrangers, en demandant des augmentations d’effectifs et plus de moyens matériel - nécessaires, compte tenu de la situation -, bien soutenue par les habitants des “quartiers difficiles” qui réclament, à cor et à cris, des commissariats de proximité ?

Ah ! j’allais oublier, dans l’inventaire, nos politiques. Vous croyez qu’ils resteraient à l’écart des revendications, ces grands gueules, qui voient, là, une belle occasion de se manifester « dans la défense, de leurs administrés », notamment à l’approche d’une élection ? Et eux, non seulement ils veulent embaucher toujours plus de flics, mais encore “fleurir” surabondamment leurs rues de vidéos-surveillance. Ne serait-ce pas là faire double emploi et se foutre de la fiole des policiers, supposés nuls ? Alors, au fond, ces étrangers, de quelque côté qu’on les prenne, font l’affaire de tout le monde. Ah ! encore quelque chose pour la précision : Qui est Français, selon nos lois ? Ben celui qui peut exhiber un bout de carton sur lequel la mention y figure. Et celui qui ne peut pas est étranger. On ne peut pas faire plus simple. C’est ainsi que, pour deux fréres maliens, c’est-à-dire biologiquement parents, liés par le sang, un papier, marquant une nationalité différente, peut les faire étrangers l’un de l’autre ! Pareil, pardi, pour des Chinois, des Turcs, des Somaliens, des Indiens et tout ce que vous voulez. On est vraiment les plus forts. 

Pour la bonne bouche, laissez-moi terminer sur l’évocation plus haut :  les Arabes bientôt maîtres du pays ? Est-ce si improbable ? Voyons voir ça : il y a, nous assure-t-on, des “djihadistes” ou des “fous de Dieu”, pointés « terroristes », prêts à nous égorger. Terroristes ? Tiens donc, voilà qui nous remet en mémoire que c’est ainsi, durant l’occupation, que les Allemands et Vichy stigmatisaient les résistants. Jusqu’au jour “de gloire”, c’est-à-dire la “Libération”, ces “affreux”, ces “pelés”, ces “galeux”, ces “tondus” (ça, pardon, c’était à mettre au féminin pour les « salopes qui avaient couché avec le boche. »), ces “assassins”, voués à la prison, à la déportation ou à la corde, se transformèrent en patriotes, acclamés par des foules en liesse. 

L’Histoire, dit-on, ne repasse pas les plats. Et si, nonobstant, elle remettait la table et, qu’à côté de ces extrémistes, prêts à tout faire péter en commençant par eux-mêmes, il y avait des hommes plus intelligents, plus cool, hein ? Par exemple des imams qui, du haut des minarets, appellent, non seulement à la prière, mais également à la modération, et qui tiennent ce langage : « Pourquoi, mes frères, tant de violences quand, encore quelques petites années, notre démographie galopante aidant, c’est le plus démocratiquement du monde que nous accéderons au pouvoir ? » Et voilà qui nous rappelle Boumedienne, le deuxième président de l’Algérie indépendante, qui avait lancé à l’adresse de la France : « Nous vous aurons par le ventre de nos femmes ! » N’y sommes-nous pas ?

Pas encore, mais ça ne saurait tarder; et ça ne présentera pas que des inconvénients, il s’agira de s’adapter. Et, entre-autres avantages, les garnements de nos banlieues deviendront des anges car, une fois instaurée, la charia s’avérera plus efficace que les lois de la République, vous verrez. 

 

L’oursin



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