Au secours Poutine !

Publié le par l' oursin

Instruction de Bismarck, chancelier du Reich, au comte von Arnim, ambassadeur à Paris, le 16 novembre 1871 : « Nous devons enfin désirer le maintien de la République en France pour une deuxième raison qui est majeure : la France monarchique était et sera toujours catholique; sa politique lui donnait une grande influence en Europe, en Orient et jusqu'en Extrême-Orient. Un moyen de contrecarrer son influence au profit de la nôtre, c'est d'abaisser le catholicisme et la papauté qui en est la tête. 

Si nous pouvons atteindre ce but, la France est à jamais annihilée. La monarchie nous entraverait dans ces tentatives. La République nous aidera. J'entreprends contre l'Eglise catholique une guerre qui sera longue et, peut-être, terrible ! On m'accusera de persécution et j'y serai peut-être conduit, mais il le faut, pour achever d'abaisser la France et établir notre suprématie religieuse et diplomatique, comme notre suprématie militaire. 

Eh bien, je le répète : ici encore les républicains m'aideront; ils joueront notre jeu; ce que j'attaque par politique, ils l'attaquent par formalisme anti-religieux. Leur concours est assuré. Entretenez dans les feuilles radicales françaises, à notre dévotion, la peur de l’épouvantail clérical, en faisant propager les calomnies ou les préjugés qui font naître cette peur. Faites aussi parler, dans ces feuilles, des dangers de la réaction, des crimes de l'absolutisme, des empiétements du clergé. Ces balivernes ne manquent jamais leur effet sur la masse ignorante. Oui ! Mettez tous vos soins à entretenir cet échange de services mutuels entre les républicains et la Prusse! C'est la France qui paiera les frais! ... »  (Instruction citée par Gaudin de Vilaine, au sénat, le 6 avril 1911, Journal Officiel du 7 avril 1911). 

En 1919, quand, dans un congrès, chacun y allait de son idée pour mettre l’Allemagne hors d’état de nuire, Pétain eut ce mot, inspiré  certainement des instructions (ci-dessus) de Bismarck : « Foutez la donc en démocratie ! » Ainsi fut créée la République de Weimar et le chaos s’abattit sur toute l’Allemagne. Un moustachu prénommé Adolf, quatorze ans plus tard, élu pourtant le plus démocratiquement du monde, mit fin à la chienlit ainsi engendrée et le pays se redressa. Comptant quelque six millions de chômeurs en 1933, à peine trois ans plus tard, en 36, il n’y en avait plus un seul ni de clodos dans les rues (ohé Hollande, qu’en penses-tu ?). 

Qu’on se rassure, maintenant qu’elle a retrouvé les joyeusetés de la République, malgré les efforts de son peuple qui va encore rechercher dans ses racines profondes une volonté de survivre, l’Allemagne est bien sur le point de sombrer. Et comme elle ne fait plus d’enfants blonds au yeux bleus (fils et petits-fils de ceux qui nous ont imposés « les années les plus noires de notre Histoire », les Turcs ayant pris le relais, la fin est pour bientôt, A moins que... Quant à la France, elle, de plus en plus attachée aux « valeurs de la république », plus aucun espoir n’est permis. Alea jacta est ou mieux, sic transit gloria mundi, ou encore plus d’actualité, In cha’Allah !

Je suis, comme beaucoup d’autres internautes, sursaturé de messages m’invitant à me battre pour la France. Ce sont, pour la plupart, de braves gens, aux idées généreuses et respectables - sauf ceux qui espèrent en tirer un profit électoral comme Marine Le Pen - mais qui ne se sont pas encore aperçus que la France, telle qu’il la souhaite, n'existe plus, qui n'est plus qu'un conglomérat fait de peuplades diverses et antagonistes, sinon carrément ennemies, gouvernée par des incapables, des minables, qu’ils soient de gauche, de droite, du centre ou du trois-quarts. Résultat d’une politique mise en œuvre depuis une cinquantaine d’années par des élus, notamment Giscard et son compère Chirac avec leur fumeux “ Regroupement familial ” (hommes de droite, soit dit en passant). Voilà pourquoi je me refuse, personnellement, à me laisser embarquer dans un combat perdu d’avance, comme le fut d’ailleurs, sur l’instigation de l’Angleterre, suivie par un gouvernement français servile, avec un Léon Blum ministre de la Guerre (on dit maintenant de la Défense), la déclaration de guerre à l’Allemagne, le 2 septembre 39. Une raclée monumentale s’en est suivie avec quatre ans d’occupation et des restrictions, surtout alimentaires.

Le nationalisme à l'échelle national est mort. Vive le nationalisme européen !

C’est bien pour cela, aujourd’hui, qu’il nous faut en appeler au seul homme d’Etat de notre continent à pouvoir entreprendre quelque-chose de censé et une action énergique pour nous tirer de la tourbe (pour ne pas employer un mot plus vulgaire) dans laquelle nous sommes tombés. Avant qu’il ne soit trop tard, c’est urgent, oui au secours Poutine !

L’oursin

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