Assez des fausses valeurs de cette république !

Publié le par l' oursin

Si un arbre se juge à ses fruits, notre arbre républicain est bien malade. Que de fruits pourris ! Et ce ne sont certes pas les laboratoires médicaux, partenaires du bon monsieur Cahuzac, entre autres, qui vont trouver le remède miracle à la maladie française. A quand une enquête d’ailleurs sur les laboratoires et les politiques ?

Quand on sait que la démocratie, même non parfaite, exige la connaissance des électeurs (qui ne savent plus rien) et la vertu des élus (de plus en plus avides), qui peut croire que nous sommes en démocratie ?

Nous sommes en avidocratrie. Dans un  régime de dictature des  avidités individuelles. On ne saurait s’en étonner puisque, depuis longtemps, le banquier est plus influent que le soldat, dans nos sociétés. La satisfaction des pulsions individuelles a remplacé le service de l’Etat. Cahuzac confirme simplement DSK et le mariage homo. La spirale est infernale mais elle était prévisible.

La gauche, sexe & fric, laxiste vis-à-vis de la criminalité et complaisante vis-à-vis des comportements est-t-elle, en bout de course ? On peut le penser; elle est, en tout cas, dans une position intenable. Heureusement, on pourra toujours parler du danger fasciste.

Le dégoût des Français pour les politiques n’épargne certes pas la droite. Cela profite au Front national, car, bien sûr, comme ne le dirait pas Laurent Ruquier, il est faux de dire qu’on a tout essayé, on n’a pas essayé le Front.

On risquerait d’ailleurs d’être terriblement déçu. Mais, tant qu’on n’a pas essayé, on ne peut pas le savoir.

La peur du FN explique la mobilisation vertueuse des républicains qui rappelle étrangement celle contre une justice accusée, au lendemain de l’affaire Outreau. La montagne une fois de plus accouchera d’une souris.

Les juges d’instruction sont toujours là,  Sarkozy en sait quelque chose. Demain, il y aura toujours des politiciens avides. Mais attention, il ne faudrait pas penser qu’une république des juges ou des journalistes serait une bonne chose. Au delà du coup remarquable de Mediapart, il ne faut pas oublier que le pouvoir judicaire et le prétendu contre-pouvoir journalistique sont largement politisés à la gauche de cette gauche, qu’ils haïssent encore plus peut être que la droite. Seule la peur de l’extrême droite finalement rapproche tout ce beau monde, si souvent complice.

Nous avons donc une crise de gouvernance d’un régime installé et devenu un système sur les décombres de l’Europe et dans une vision manichéenne et totalitaire du passé.

Crise de régime ? Mais par quoi le remplacer ?

La république, c’est donc le royaume de l’hypocrisie et du mensonge mais, une fois qu’on l’a constaté, que faire ? Qui jettera les députés à la Seine ? Pas Frigide Barjot, qui pense encore à l’armée ou à un sauveur ?

Quand on ne voit pas comment s’en sortir, c’est souvent qu’on ne peut pas s’en sortir et qu’il est trop tard.

Mais qui ose le dire ?

 Médusa

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